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REVUE DE PRESSE BD & CARICATURE Zébra n°66

REVUE DE PRESSE BD & CARICATURE Zébra n°66
By Zébra • Issue #66 • View online
29 Mai 2022

Pochoir par Miss Tic.
Pochoir par Miss Tic.
Graffitis Miss Tic
Moins célèbre que Banksy, l'artiste de rue parisienne Radhia Novat, alias Miss Tic, disparue la semaine dernière, ornait les murs de la capitale de dessins au pochoir, accompagnés de sentences tantôt mystiques, tantôt ironiques, souvent en forme de point d'interrogation angoissant.
Une condamnation pour dégradation en 1999 a failli mettre un terme à sa carrière à ciel ouvert.
Ses pin-ups à la plastique parfaite, semblant sortir tout droit d'un comics américain, ont sans doute pas mal contribué à la “reconnaissance” de Miss Tic ; le féminisme n'est pas à un paradoxe près.
Autoportrait de Picasso, près du Moulin-Rouge.
Autoportrait de Picasso, près du Moulin-Rouge.
Procès de Picasso
Le peintre fait actuellement l'objet d'une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux, ainsi que dans l'encyclopédie interactive Wikipédia.
En 1988 déjà, une Américaine, Arianna Stassinopoulos Huffington, publia aux Etats-Unis une biographie du maître (“Picasso, créateur et destructeur”) où perçaient la désapprobation et la condamnation des moeurs amoureuses de Picasso… assez conformes à celles de la bohème artistique parisienne de la fin du XIXe siècle.
Si Picasso peut paraître antipathique à certains égards, ce dénigrement est aussi exagéré que l'idolâtrie qui entoura son nom et sa personne (dont il tira habilement parti sur le plan financier). Contrairement au Marquis de Sade, Picasso n'a pas été condamné pour viol.
A noter que les éditions Parigramme viennent de publier un “Picasso à Paris” (par Gilles Schlesser) abondamment illustré. Quel que soit son mérite et son audace personnels, il convient de rappeler que l'art de Picasso est largement le produit de la bohème parisienne.
Illustration représentant le tombeau de Molière.
Illustration représentant le tombeau de Molière.
Molière à Paris
Le bulletin municipal de la Ville de Paris (lien ci-dessous) propose de suivre Molière à la trace dans Paris, où il naquit, fit carrière (après un détour par Pézenas), et mourut.
Cet itinéraire illustré déjoue les fausses pistes.
Par ailleurs Martial Poirson, auteur d'une BD didactique sur Molière (parue chez Dunod) évoque le rayonnement de Molière à l'étranger : “(…) Le cosmopolitisme des philosophes des Lumières qui présentent Molière comme un illustre devancier et un philosophe universel, a accentué cette diffusion internationale d'un auteur qui, au XIXe siècle, deviendra le symbole de "l'esprit français”, voire, à la fin du siècle, l'émanation de la “race gauloise”.
Le projet colonial a parachevé cet impérialisme culturel à partir des lois Jules Ferry en 1882, transformant Molière en pièce maîtresse du dispositif d'instruction publique des indigènes de l'empire, en Afrique comme en Indochine. Mais, ironie de l'histoire, ce théâtre a été perçu par les élites intellectuelles comme un levier d'émancipation et un vecteur d'indépendance, par les valeurs même qu'il incarne. (…)“
Sur les traces de Molière, « patron » malgré lui de la Comédie-Française
Caricature par Kusto dans "Charlie-Hebdo" (25 mai).
Caricature par Kusto dans "Charlie-Hebdo" (25 mai).
Dans sa dernière édition, “Charlie-Hebdo” a cru bon de publier quatre pages de caricatures par des caricaturistes ukrainiens, affirmant encore ainsi un peu plus sa ligne politique atlantiste. Rien de bien étonnant puisque “Charlie-Hebdo” emploie depuis quelques années la militante ukrainienne antipoutine Inna Chevtchenko.
Hormis dans les bandes dessinées pour enfants, aucune guerre n'oppose le camp du bien à celui du mal. On voit d'ailleurs que la propagande russe et la propagande de l'OTAN sont symétriques. V. Poutine utilise de plus en plus les arguments typiquement “onusiens” et hypocrites de “la guerre au nom de la paix”, la “dénazification”, le “droit des peuples à disposer d'eux-mêmes”, etc.
Persuader l'opinion publique du bien-fondé d'une guerre n'est pas le rôle de la presse satirique, mais plutôt de la télévision, particulièrement adaptée à la propagande.
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