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Un autre Web est possible par Tariq KRIM - N°3 Deep Work et projets 2022

Un autre Web est possible par Tariq KRIM - N°3 Deep Work et projets 2022
Par Tariq KRIM • Numéro #3 • Consulter en ligne
Cette newsletter a été écrite en écoutant Star of the Lid Boiler Room show NYC 

Je dînai la semaine dernière avec mon ami Nicolas Granatino de passage à Paris. Après notre traditionnel point sur l’évolution de l'Internet, notre conversation a glissé sur la notion de Deep Work, titre du dernier ouvrage de Cal Newport dont j’avais beaucoup apprécié le précédent livre, Digital minimalism.
J’ai toujours été fasciné par cette idée de minimalisme numérique. C’est devenu au fil du temps une règle importante dans mes différents projets.
Derrière cette idée, se pose la question de notre rapport à l’abondance . Les religions monothéistes ont institué des rites comme le jeûne (Carême, Yom Kippour, Ramadan) pour nous apprendre à gérer notre rapport à l’infini (la divinité).
Mais dans l’Internet, aucune règle, aucun rite, aucune réglementation ne nous protège de cette abondance quasi permanente de contenus et de temps de consommation que les algorithmes des grandes plateformes nous servent en boucle.
Une de mes intuitions, formulée des années plus tard dans ma théorie du Slow Web, est qu’il est nécessaire de construire des outils, des filtres qui nous obligent à organiser et utiliser le numérique de façon finie. Sans cela, on renforce sur le long terme des sentiments d’impuissance et de frustration.
Quand nous avons lancé Netvibes, il existait déjà des milliers de blogs. Le nombre de flux auxquels nous pouvions nous abonner était supérieur à ce que nous pouvions lire en une journée complète. Notre solution consistait à permettre à nos utilisateurs d’en choisir une toute petite partie, pertinente et inspirante, afin de créer le même rituel quotidien d’information. Hélas le smartphone et les réseaux sociaux ont réintroduit dans nos vies une avalanche de contenus grâce à un fil d’information algorithmique. Pour des raisons de secrets industriels, mais aussi pour donner à l’utilisateur un sentiment de magie, le fonctionnement de ce dernier est toujours resté opaque. Il n’a d’ailleurs jamais vraiment été démontré que la machine satisfaisait le mieux nos goûts que la curation manuelle.
Avec l’arrivée du Cloud, une nouvelle forme d’infini numérique s’est invitée dans nos vies. À tout ce que nous avions avant, s’est ajoutée la possibilité de créer et de télécharger des milliers de documents, de photos, de contenus en tout genre. Notre solution avec Polite, notre dernier projet, est de proposer un bureau et une bibliothèque de flux sociaux pour centraliser notre contenu, afin de ne pas ouvrir en permanence une quinzaine d’applications. Et d’introduire la notion contre-intuitive que le Cloud, une abstraction par nature, est en fait un espace personnel fini.
Mais lancer un projet comme Polite a été un challenge bien plus complexe que Netvibes. Tout d’abord parce que l’Internet ouvert s’est fermé derrière des “wall gardens” interdisant un accès facile à nos propres contenus hébergés dans ces plateformes. Aussi parce que le navigateur Web sur lequel nous nous appuyons n’est plus l’interface de démarrage par défaut. C’est désormais, le téléphone qui est devenu notre centre applicatif.
Dans la conception de leur OS mobile, Apple et Google auraient pu choisir une philosophie similaire à celle de Netvibes, à savoir rester un produit neutre qui unifie les contenus issus de différentes applications et capable de nous proposer une synthèse quotidienne de notre activité en ligne. Mais pour des raisons commerciales, et surtout pour donner l’impression que leur système était ouvert aux autres, ils ont laissé chaque application entrer en compétition avec les autres pour retenir notre attention (et nos données). Jusqu’à la nausée car beaucoup d’apps utilisaient la mise à jour et les notifications comme moyen de faire gonfler leurs chiffres d’utilisateurs mensuels.
Combien de moments importants de nos vies ont été interrompus par ces applications trop bavardes qui voulaient démontrer à leurs investisseurs qu’ils avaient de la traction ?
Un monde sans e-mail
Il y a six ans, j’ai pris la décision radicale de vivre sans e-mail et d’éliminer cette bureaucratie infernale de ma vie. Cette question est d’ailleurs au cœur d’un autre livre de Cal Newport, Un monde sans e-mail.
Newport y décrit comment la plupart des organisations, qui prônent pourtant l’autonomie de leurs employés, déstructurent en fait leur travail. Ces “knowledge workers” (qui incluent les élèves de l’enseignement supérieur et la plupart des start-up) sont livrés à eux-mêmes pour déterminer leurs stratégies de travail. Cet objectif louable, renforcer l’autonomie des employés, s’est transformé en un ensemble de normes et de comportements sur le lieu de travail qui les rendent malheureux. L’e-mail n’étant d’ailleurs que la partie visible de cet iceberg de contraintes. Le problème s’est étendu à tous les outils de collaboration.
Ma réflexion sur le Slow Web a démarré avec l’idée de permettre à chacun de développer une autonomie cognitive heureuse. La technologie seule ne résout pas tout. Il faut aussi susciter des émotions positives capables de donner un sentiment de plénitude à notre travail.
C’est ce que je ressentais lors de mes nombreuses heures passées dans la bibliothèque Forney nichée dans l’Hôtel de Sens, l’un des rares vestiges du Moyen-Âge à Paris.
L'hôtel de Sens
L'hôtel de Sens
L’absence d’émotions positives est la raison pour laquelle je ne crois pas aux outils de travail collaboratif. Ou pour être plus précis, au travail collaboratif par défaut, où l’on se donne le sentiment d’avoir fait quelque chose en changeant une virgule ou en lançant un commentaire dans un document partagé.
Pour ces mêmes raisons, je pense que la majorité des réunions sont inutiles et ne servent en fait qu'à rassurer l’organisateur, ou lui permettre d'exprimer ses frustrations vis-à-vis de ses équipes. Une réunion mal préparée, où chacun n’a pas pris le temps de réfléchir afin d’apporter une contribution utile, se transforme presque toujours en monologue de l’organisateur et donne lieu à un acquiescement poli de l’audience. La gestion des émotions, comme créer du suspens pour susciter l’attention de tous, créer des tensions positives pour motiver ses équipes est un outil fondamental dans la vie d’une entreprise, à condition qu’elle soit utilisée avec parcimonie.
Ce qui est vrai pour les réunions, les outils de travail collaboratif est encore plus vrai pour les réseaux sociaux, d’autant plus qu’ils sortent du domaine professionnel pour toucher à l’intime et souvent à notre subconscient. L’objectif n’est plus d’avoir de l’impact mais de la visibilité au détriment d’un savoir-vivre numérique. Tout cela est imputable au dérèglement émotionnel que les plateformes de réseaux sociaux induisent souvent volontairement (aidés de bataillons de neuro scientifiques).
Combien de fois avons-nous vu quelqu’un s’immiscer dans une conversation pour donner son avis, critiquer sans avoir pris la peine de réfléchir suffisamment au problème ? Et soyons honnêtes, combien de fois cette personne était nous-même ?
Les outils de travail collaboratif ont pour la plupart été conçus dans la foulée des réseaux sociaux. À l’époque Google avait introduit Google Wave et Google Plus en mimiquant les interactions de Facebook : introductions des notifications, de l’éparpillement des commentaires ou de la peur de rater quelque chose. Les autres produits ont fini par copier ce type de fonctionnalités sans vraiment se poser la question de savoir si on n’était pas en train d’introduire au cœur de l’entreprise le même dérèglement émotionnel.
Enfin, en poussant les gens à aller trop vite, l’autre danger est de dissoudre toute opinion contradictoire et conduire à une forme de consensus mou (soft consensus) préalable à l’adoption d’idées médiocres.
Nous savons tous que pour que quelqu’un exprime une idée nouvelle et se mette en danger vis-à-vis du reste de l’équipe, il faut lui offrir un environnement émotionnel de confiance. C’est pour cela que nous adorons brainstormer avec certaines personnes plutôt que d'autres. Notre instinct fait le tri, mais dans les affres d’un logiciel, c’est beaucoup plus complexe. D’autant plus qu’avec les templates et la capacité de copier-coller, on entre dans une forme de taylorisation de la pensée qui rend l’acte de création pure encore plus rare et donc, précieux.
Mon explication de l’ultra-domination des profils type écoles de commerce dans la tech est que leur formation est fondée sur un apprentissage de la conformité : il s’agit d’appliquer exactement la recette du moment à un sujet quelconque, espérant pallier la créativité par un respect de la règle et une vitesse d'exécution.
Je n’avais pas compris cela avant mon passage à la Harvard Kennedy School of Government où j’ai découvert le pouvoir des modèles d’extrême normalisation. Chaque chose y avait son comparable. Il était possible de mettre rapidement dans des cases toute personne, toute entreprise et tout projet. Pouvoir « benchmarker » est une véritable force pour aller vite et structurer. Mais cela va à l’encontre de l’idée que je me fais des start-up où l’originalité, la vision et l’acte de création pure sont la véritable valeur de ces dernières.
Je ne suis pas le seul à le penser, j’ai eu la chance de pouvoir lire, discuter et échanger avec des entrepreneurs focalisés sur l’acte de création et leurs conseils m’ont été précieux.
Quelques conseils pour mieux créer
Dans son livre Rework, Jason Fried écrivait que pour faire des progrès sur la vision et la stratégie, il fallait tout simplement quitter son bureau, ses collaborateurs et aller au café du coin pour y travailler sans interruption (chose qui ne marche que si personne ne connaît le café où vous allez vous isoler 😉).
Marc Andreessen, créateur de Netscape, du fond A16z et tout premier investisseur chez Netvibes, me confiait qu’il fallait toujours noter les rendez-vous au crayon à papier et les annuler s’ils tombaient à un moment d’intense créativité et productivité intellectuelle. Un rendez-vous peut toujours être remis à plus tard. Un bon flow d'idées qui peut faire la différence, jamais !
Paul Graham, fondateur de Y Combinator, explique qu’un commercial organise sa journée par tranches d’une heure car sa journée tourne autour des rencontres clients. Un profil créatif ne doit pas faire cela car l’inspiration, qui est la résultante d’un intense travail de réflexion, ne peut pas être actionnée sur commande. Il doit donc s’organiser des plages de demi-journées, sans aucun rendez-vous, sans aucune distraction pour être vraiment productif.
Pour toutes ces raisons, je n’ai jamais été à l’aise avec les open space qui peuvent être de véritables nids à distractions. L’open space part du principe que chaque personne au bureau n’est focalisée que sur une seule chose : l’écran de son ordinateur. Il lui suffit d’adopter un regard immobile, de mettre un casque pour passer inaperçu. Dans les années 90 quand je travaillais dans la Silicon Valley, les entreprises utilisaient encore des cubicles, des espaces semi-clos où les ingénieurs pouvaient se réfugier dans leurs pensées et personnaliser leur espace, y coller des documents. Puis, quand ils étaient prêts, ils brainstormaient ensemble en salle de réunion pour aller au fond d’un problème pour ensuite repartir dans leur bulle afin de résoudre les problèmes identifiés. Le rapport au temps n’était pas le même et les produits prenaient parfois plusieurs années avant de sortir.
Les cubicles sont toujours utiles dans les films
Les cubicles sont toujours utiles dans les films
L’organisation des bureaux de start-up aujourd’hui n’est plus pensée pour ce deepwork, mais pour favoriser la vitesse et la collaboration, ce qui est parfois une source de grande frustration. Dans les start-up où je suis invité, j’observe les ingénieurs s’enfermer dans les salles de réunion ou dans les box téléphoniques pour être au calme.
Quand je pense aux open space, je ne peux m’empêcher de penser à une anecdote lors d’une visite, faite il y a une dizaine d'années, dans les nouveaux locaux de Facebook à Menlo Park. Le tour des bureaux m’était fait par Mark himself. À l’époque nous étions régulièrement en contact et profitant d’un passage à San Francisco, je ne pouvais pas rater la visite des nouveaux locaux conçus par Frank Gehry. 
Pour la petite histoire, je connaissais bien l’endroit puisque dix ans auparavant il avait été le QG de Sun Microsystem. En traversant l’un des open spaces, j'observai les rangées de bureaux, les unes à côté des autres, avec tout au bout de l’une d’entre elles, une table de ping-pong. Le bureau le plus proche de la table de ping-pong était bien utilisé par quelqu’un car son ordinateur et ses affaires étaient sur la table. Mais comment cet employé pouvait-il rester concentré ? En y regardant de plus près, j’ai fini par comprendre que les meilleures places traduisaient une forme de hiérarchie de l’open space invisible de prime abord.
Jamais le monde du travail n’a autant promu le bonheur des salariés, jamais ils n’ont été si malades.
Immersive work
Depuis la fermeture de Jolicloud après les attentats parisiens de 2015, j’ai repris goût au travail nomade car pour limiter l’impact des distractions, rien ne vaut d’être entouré par des inconnus dans un café. Mon passage en salle de rédaction de La Tribune où il fallait rendre son papier malgré le bruit incessant des journalistes m'a appris à me concentrer n’importe où.
Depuis plusieurs années, je suis fasciné par les méthodes de travail profond et de concentration. À chaque personne que je rencontre, je leur demande souvent leurs techniques d’organisation. Mais rien ne vaut l’expérience des artistes et des écrivains, notamment pour ce qu’on appelle le travail immersif (immersive work). C’est faire le choix de transformer son lieu de travail pour créer. Cal Newport, encore lui, en parle dans cet excellent article.
La petite cabane de Steinbach où Gustav Mahler composa l'essentiel de sa musique.
La petite cabane de Steinbach où Gustav Mahler composa l'essentiel de sa musique.
Je connaissais déjà l’histoire des trois petites cabanes qu’utilisait Gustave Mahler pour composer sa musique, une pièce modeste, un piano et une inspiration recueillie au plus profond de son être.
L'espace où Mahler composait
L'espace où Mahler composait
Mais j’ai découvert celle de Carl Jung, ajoutant à la discipline de travail et au deep work le concept de la mission de vie.
Dans ma précédente newsletter j’ai parlé de la nécessité pour chacun de se pencher sur ses projets à long, moyen et court terme qui structurent sa vie. Mais une fois qu’on a trouvé sa voie, comment se donne-t-on les moyens de faire la différence ?
La méthode de Carl Jung
L’histoire du psychanalyste Carl Jung est une grande source d’inspiration pour toute personne qui veut se donner les moyens de se lancer dans un projet transformatif. À son retour d’Inde, Carl Jung décide de créer dans sa résidence située dans le petit village de Bollingen (près de Zurich) un bureau privé dont il est le seul à avoir la clé.
À l’époque, le jeune psychologue vient de publier un important livre, Théorie des types psychologiques, dans lequel il commence à marquer sa différence avec son mentor Sigmund Freud. L’enjeu est considérable car, pour lui, le futur de la psychanalyse est en jeu. Pour construire sa différence avec Freud et développer ce qui allait devenir une nouvelle forme de pensée, la psychologie analytique, il considère qu’il est impératif d’être au sommet de son art et de construire une véritable discipline de “deep work”. Souvent accaparé à Zurich par ses conférences, Carl Jung prend la décision de se retirer dans son bureau non pas pour échapper à sa vie professionnelle mais, comme il l’expliquera plus tard, pour la faire avancer.
Cette histoire résonne avec le cours actuel de ma réflexion. Avec la crise du covid, c’est surtout le “deep work” (et l’investissement public et privé) qui aura permis de trouver un vaccin à ARN messager, et non les incantations des politiques et des big tech qui n’auront même pas réussi à limiter la désinformation scientifique et son usage politique par certains. Pour se transformer durablement, il faut donc prendre le temps pour proposer son meilleur travail. Cela ne sert à rien de fragmenter son énergie et ses idées. Écrire cette newsletter a été un formidable moyen de l’admettre.
Comment je souhaite m'inspirer de la méthode de Carl Jung pour faire avancer mes idées en 2022?
Le problème : nous avons laissé le numérique entre les mains d’une petite minorité d’acteurs qui ont créé un monde totalement artificiel fondé exclusivement sur le concept d'accélération numérique. Ce système s’alimente de la seule matière première qui n'était pas encore exploitée de manière industrielle jusqu’à présent : notre cerveau. Avec des effets de bord catastrophiques pour la planète comme la montée des extrêmes, du populisme, la radicalisation algorithmique des terroristes, le sentiment d’impuissance généralisée vis-à-vis des grands problèmes et depuis la pandémie, une nouvelle défiance vis-à-vis de la science.
Ma mission : je suis persuadé que seul un changement de nos outils numériques pourra débloquer notre capacité collective à résoudre les problèmes importants sur cette planète, notamment les effets délétères du changement climatique. Cette réflexion va au-delà de la simple question des Big Tech. Notre intimité, notre développement personnel et professionnel, la qualité du travail en entreprise, la vie politique sont désormais prisonniers d’un univers numérique qui nous limite technologiquement et émotionnellement.
Mon analyse : la plupart des grandes plateformes parlent de disruption et d’innovation continue tout en faisant exactement le contraire en interne.
Google et Facebook s’appuient sur des architectures ronronnantes dont le fonctionnement est quasiment automatisé. Les développements internes s’appuient sur des choix logiciels conservateurs et souvent faits maison. Amazon n'utilise pas en interne les dernières technologies cloud qu’ils vendent à leurs clients car leur produit est parfaitement rodé. Pour eux, l'innovation passe par une agrégation méthodique : acheter des équipes entières, s’étendre verticalement en dépouillant les industries traditionnelles de leurs talents puis, passer des années à les intégrer au sein de leur infrastructure stable.
Ce qui les inquiète vraiment, c’est tout ce qui pourrait déstabiliser cet équilibre chèrement acquis au fil des années. Comme par exemple le changement des règles de modération pour Facebook et Youtube qui les oblige à redévelopper leur architecture interne.
La solution : pour inventer le futur, il faut que nous puissions nous extraire de la dictature du présent qui laisse à penser que tout a été inventé ou sera inventé par les quelques acteurs qui nous dominent et que, tel un hamster dans sa roue, nous devons partir à leur poursuite.
Il existe beaucoup d'autres futures possibles, d’autres options techniques que les figures imposées qu'on nous rabâche à longueur de journée. Encore faut-il prendre le temps d’en parler, d’expérimenter.
En 2022 J’ai choisi de me concentrer sur trois choses: l’écriture, le code et le mentoring.
Mais je vous en parlerai plus en détail dans ma prochaine newsletter !
Godspeed, et merci de m’avoir lu jusqu’ici !
Quelques liens pour cette édition
Réalité Augmentée ou Métavers ?
La construction de la haine sur Facebook (Washington Post)
Le mystère des algorithmes musicaux, une recherche intéressante du CNRS
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Tariq KRIM

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