#12 | Les révélations du docteur Colin

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L'homme qui rêvait dans une langue inconnue
#12 | Les révélations du docteur Colin
Par Eric Viennot • Numéro #12 • Consulter en ligne
Nous décidons de nous répartir les rôles : pendant que Marie se chargera de l’enquête familiale (son nom permettra sans doute de lier contact plus facilement), je m'occuperai de mon côté de la piste des compagnons de Marc, cités dans le livre de Jean Guillin et dans l’article d’Alex W. Du Prel : le docteur Gérald Collin et le Professeur Leruz.

Après quelques recherches sur Google, je tombe sur un ancien article du Quotidien du médecin qui évoque les ennuis du docteur Gérard Colin (avec un seul L) avec le Conseil de l’ordre.
Radiés à vie, en octobre 2000, par le conseil régional de l’Ordre de Bretagne, pour « charlatanisme, manipulation mentale et comportement sectaire », la vie des Drs Gérard Colin, urologue, et Lyliane Rocher, généraliste, de Rennes, est loin d’être un long fleuve tranquille.
 « Ils me poursuivent, car je fais des médecines parallèles. J’ai bien évité de prendre des gens de l’extérieur (dans sa clientèle, NDLR), mais ça suscite quand même des haines, des jalousies.» 
« Nous sommes dans le même processus que l’agriculture biologique, explique le Dr Colin, qui souligne qu’il a plus de diplômes que les pairs qui l’ont jugé. En médecine comme dans le monde agricole, il y a une prise de conscience face aux pratiques professionnelles conventionnelles. Est-ce qu’on continue, ou est-ce qu’on fait autre chose ? s’interrogent certains. Les malades eux-mêmes se rendront compte qu’il n’y a pas que la chimiothérapie pour les aider. »
Le Dr Gérard Colin a choisi, pour sa part, de faire « autre chose» et autrement, « en étant prudent ». Il a donc créé un «laboratoire de recherche» à Redon (Ille-et-Vilaine), avec, à ses côtés, le Dr Lyliane Rocher, « une pensée originale ».
J’apprends un peu plus loin que les deux médecins ont finalement obtenu l’annulation de leur radiation à vie. Ils étaient soutenus par quelque 200 adeptes des « médecines douces » venus en costume breton faire l’éloge du « rôle du spirituel dans la santé »
Cette personnalité atypique, adepte de médecines parallèles, a tout d’un profil scientifique capable de s’intéresser au cas Marc Liblin. 
Après de nombreux appels infructueux (les Gérard Colin sont nombreux en Bretagne), la voix d’un monsieur âgé me répond :
- Docteur Gérard Colin ? 
- Oui c’est moi !
- Je m’intéresse à Marc Liblin. L’avez-vous connu ? 
- Oui c’était mon ami…
Gérard Colin semblait très proche de Marc. Il m’explique qu’il l’a beaucoup aidé financièrement, même après son départ pour Rapa Iti. 
Je lui demande comment s’est passée leur rencontre.
Ecoutez, vous allez sans doute trouver ça bizarre. J’étais attablé à un café près de l’Université. J’ai vu un type s’avancer directement vers moi en me disant : c’est toi que je cherche ! Vous imaginez comment j’étais surpris !
Rennes dans les années 60-70
Rennes dans les années 60-70
Gérard Colin m’explique qu’il faisait partie à l’époque d’un groupe de chercheurs qui travaillait sur des sujets para-scientifiques. Il me confirme que ce groupe s’est intéressé au cas Marc Liblin et qu’ils l’ont aidé dans ses recherches linguistiques. Ce sont eux également qui l’ont aidé à partir à Rapa, en lui permettant de poursuivre un travail de recherche financé par leur association. 
Extrait de la thèse de Mary E. Walworth "The language of Rapa Iti: description of a language in change"
Extrait de la thèse de Mary E. Walworth "The language of Rapa Iti: description of a language in change"
Il m’indique que Pierre Le Ruz, avec lequel il s’est brouillé depuis, dirigeait l’association. 
La dernière fois que j’ai vu Marc c’était à Paris, peu avant sa mort. Il souffrait d’un cancer de l’intestin et il avait été rapatrié en urgence pour être hospitalisé à Paris. Mais c’était trop tard. Ils n’ont rien pu faire pour lui. Il est mort quelques temps plus tard à l’hôpital de Tahiti.
Marc était un type très doux, très gentil. En même temps c’était un homme hors du commun, doué de pouvoirs de voyance et de guérison. 
Avez-vous pu vérifier ses dons ? 
Oui de nombreuses fois. Je l’ai vu guérir des animaux. Il adorait les animaux. Il “voyait” aussi des scènes qui s’étaient déroulées dans certains lieux. Je me souviens d’un jour où on est allé dans une grotte ensemble. Il m’a décrit des évènements anciens qui s’étaient passés à tel ou tel endroit de la grotte, que seules certaines personnes connaissaient et que j’ai pu vérifier ensuite auprès d’elles mais que Marc ne pouvait pas connaître quand nous y sommes allés. 
Il poursuit :
Marc était un être exceptionnel vous savez… 
Non seulement Marc Liblin parlait une langue inconnue apprise dans ses rêves, mais on ignorait jusqu’à présent qu’il possédait d’autres dons…
Avez-vous aimé ce numéro ?
Eric Viennot

Journal d'enquête sur le destin hors du commun de Marc Liblin.
Quand la réalité dépasse parfois la fiction…
[ 2 publications par semaine ]
Commencez par le numéro 1 : https://www.getrevue.co/profile/ericviennot/issues/1-l-atlas-des-iles-abandonnees-304842

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