bibi hebdo - Numéro #27

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bibi hebdo - Numéro #27
Par bibi team • Numéro #27 • Consulter en ligne
Juillet rime avec vacances d’été ! C'est l’heure d’une pause culturelle pour découvrir Paris et son patrimoine. Cet été, la scène culturelle parisienne saura vous faire voyager dans le temps et l’espace. Embarquez avec bibi pour une première évasion dès ce week-end !
La Maison du Japon et le Musée d’Orsay vous transportent au pays du soleil levant et au Proche Orient du XIXème siècle. Vous pourrez aussi découvrir des peintres femmes lors d’une exposition inédite au Musée du Luxembourg. En bonus : le musée du Louvre vous prépare trois surprises gratuites à ne pas manquer !
Côté danse, sur les scènes du Centre Pompidou et du Théâtre des Abbesses, deux spectacles renversants et engagés sont à découvrir ce mois-ci.
Plutôt musique ? Profitez de DJ sets tous les vendredis soirs sur la terrasse éphémère du Poisson Lune !
Enfin, si vous préférez le théâtre, découvrez Play, une pièce surprenante et immersive au Théâtre le Funambule Montmartre.

Les expositions d'art
Secrets de beauté – Maison de la culture du Japon
Peintres femmes 1780-1830 - Musée du Luxembourg
Girault de Prangey photographe (1804-1892) - Musée d'Orsay
Le bon plan de la semaine
Musée du Louvre gratuit le 14 juillet 2021 !
Les événements insolites
Faune, exposition en réalité augmentée à La Gaîté Lyrique et au Square Émile Chautemps
Secret d’Arcadie. Le grand jeu de l’été au jardin des Tuileries - Musée du Louvre
Les spectacles de danse
Happy, Fouad Boussouf - Musée du Louvre
Graces, Silvia Gribaudi - Théâtre des Abbesses
Mailles, Dorothée Munyaneza - Centre Pompidou
Les DJ sets de l'été
Les DJ sets 100% féminin du Palais de la Porte Dorée - Musée de l'histoire de l'immigration
La pièce de théâtre de la semaine
Play - Théâtre Le Funambule Montmartre
Le portrait de la semaine : Marie Denise Villers
Marie Joséphine Charlotte du Val d'Ognes (1786–1868), Marie Denise Villers, 1801
Marie Joséphine Charlotte du Val d'Ognes (1786–1868), Marie Denise Villers, 1801
Beaucoup de tableaux peints par des femmes ont été attribués à tort à des hommes. C’est ainsi que l’artiste Marie Denise Villers, dite “Nisa Villers”, tombe dans l’oubli dès sa mort en 1821. Jusqu’au début du XXème siècle, Marie Denise Villers n’est plus reconnue comme étant l’auteure de ses tableaux. Pour beaucoup, ils sont attribués aux peintres Anne-Louis Girodet (1767-1824) et Jacques-Louis David (1748-1825), dont elle est l’élève au tournant du siècle. La jeune femme s’inspire certainement du travail de ses maîtres. Pourtant, elle s’en détache aussi et adopte un style nouveau, celui d’une nouvelle époque et du progrès : le néoclassicisme. Si son tableau Jeune femme dessinant ou Marie Joséphine Charlotte du Val d'Ognes (1801) est attribué à David, il est aujourd’hui reconnu comme oeuvre emblématique du travail singulier de la jeune artiste.
Marie Denise Villers naît en 1774 à Paris dans une famille d’artistes. Ses deux sœurs, Marie-Victorine Lemoine et Marie-Élisabeth Gabiou sont également des artistes portraitistes accomplies. Comme ses sœurs, Nisa Villers fait partie de ces femmes qui, après la Révolution, luttent pour se faire une place dans le monde de l’art. À l’époque néoclassique, le chemin vers les académies et salons est semé d'embûches. Pourtant, nombreuses sont les femmes qui entament des carrières prolifiques sous l'œil admiratif de la haute société. Parmi elles, Marie Denise Villers choisit d’étudier dans les ateliers de Girodet, François Gérard et David, qui lui ouvrent les portes du Salon. À l'heure de la révolution, elle découvre une pratique artistique aussi rigoureuse que libérée, encourageant chaque créateur en herbe à cultiver un style singulier dans le cadre du néoclassicisme. 
De 1799 à 1814, Nisa Villers expose régulièrement en première ligne du Salon des portraits de femmes, toujours plus audacieux et énigmatiques. Toute sa carrière, l’artiste pose un regard doux et bienveillant sur son sexe. Nisa Villers dépeint une féminité nouvelle selon des idées proto-féministes. Loin des portraits de femmes idéalisées en milieux domestiques ou mythologiques, les femmes vues par l'artiste sont créatives, inspirées, contemporaines et indépendantes. Tout signe de mariage ou de maternité est dans ses œuvres effacé. Dans ses tableaux psychologiques, les femmes parlent librement de leurs émotions, peurs, secrets et passions, fixant d’un regard profond et franc tous ceux qui le croisent à travers le temps.
Aujourd’hui, neuf tableaux sont attribués à Marie Denise Villers. Depuis le printemps 2021, son Portrait présumé de Madame Sostras laçant son chausson figure sur l’affiche de l’exposition “Peintres femmes, 1780-1830” au musée du Luxembourg. Si l’on en sait peu sur la vie de l’artiste au-delà de son travail, ses tableaux demeurent un témoignage précieux des idées et de la personnalité de Nisa Villers. Il ne serait pas surprenant que demain, un autre tableau soit attribué à Marie Denise Villers…
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