Franzbrötchen ou Labskaus ? - Un dimanche à Hambourg #18

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Arthur Devriendt
Arthur Devriendt
Moin Moin,
Depuis quelques jours, un nouvel objet a pris place dans mon salon. La dernière fois que j'ai vu un tel objet, j'étais à l'école primaire et tremblais à l'idée de devoir me soumettre au supplice du hula hoop. Car c'est bien le cerceau qui est devenu la nouvelle passion de mon amie. Et elle n'est pas un cas isolé : fin mars, le Hamburger Abendblatt écrivait sur une fabrique du quartier d'Ottensen dépassée par la demande.
Si le cerceau vous effraie, comme moi, d'autres possibilités s'offrent à vous pour faire du sport. Car il va falloir vous y mettre ! Réunies en congrès, plus de quarante organisations allemandes et internationales ont signé, le 21 avril, la « Déclaration de Hambourg » contre l'inactivité.
En revanche, que vous soyez sportif ou non, vous avez désormais la possibilité de soutenir cette newsletter ! Amateurs de Franzbrötchen ou de Labskaus, je vous explique tout plus bas.
Viel Spaß beim Lesen et à dimanche prochain !
Arthur Devriendt - twitter : @aboketabak / insta : @dimanche_hambourg

Axel Limberg, le « parrain » de Hambourg
Sur son temps libre, Axel Limberg accompagne au quotidien une vingtaine de réfugiés mineurs isolés à Hambourg. Pour un documentaire accessible sur le site de la NDR («Der Pate», 30 min.), une équipe de journalistes l'a suivi pendant plusieurs semaines, entre recherches de stages et rendez-vous avec l'administration. Il a bien voulu répondre à mes questions :
Axel Limberg (extrait du documentaire «Der Pate» - NDR)
Axel Limberg (extrait du documentaire «Der Pate» - NDR)
Vous êtes engagés auprès des réfugiés, comme c'est dit dans le reportage, depuis la « crise » de 2015. Comment cela s'est produit ?
En réalité c'était un petit peu avant. Dès l’hiver 2014, il y avait beaucoup de presse négative sur les réfugiés mineurs non accompagnés. Il était écrit que les voisinages avaient peur de l’installation de résidences, ou peur que trop d'individus arrivent. Je craignais alors que les personnes qui s’engagent s'occupent avant tout des familles ou des plus âgés. J’ai décidé de faire le contraire et de m’occuper des jeunes. Et pendant une longue periode, j’ai été relativement seul.
Dans le documentaire, on vous voit accompagner un jeune, Shahab, dans son accession à la nationalité allemande. Comment s'est passé le tournage ?
Au total, cela a été cinq jours de tournage. Mais étalés sur plusieurs semaines, pour suivre l'obtention de la nationalité de Shahab. Au final, beaucoup de scènes ont du être supprimées pour rentrer dans les 30 minutes. Compte tenu du coronavirus, il y a aussi plein de choses que je fais normalement avec les réfugiés, comme aller à un concert ou au théâtre, qu'on ne peut pas voir dans le reportage.
La ville de Hambourg se présente volontiers comme une « porte sur le monde ». Vos « filleuls » ressentent-ils cette ouverture ?
Beaucoup d'entre eux ont des contacts avec d’autres réfugiés partout en Allemagne et moi-même, lors de ces six dernières années, j'ai eu des échanges profonds et longs avec 120-130 réfugiés. Je pense donc avoir une bonne vue d’ensemble. Et en effet, j’entends souvent dire que Hambourg, parmi tous les Länders, est le meilleur. Ici, ils seraient le moins confrontés au racisme. Mais cela ne veut pas dire que ça n’existe pas.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le parrainage, n'hésitez pas à contacter Axel Limberg à l'adresse suivante : post@axel-limberg.de
Vous êtes plutôt Franzbrötchen ou Labskaus ?
Comme vous le savez, l'abonnement à « Un dimanche à Hambourg » est gratuit et ouvert à tou·te·s. Néanmoins, pour ceux qui souhaitent garantir la pérennité de ce projet et soutenir mon travail, il est désormais possible de vous abonner.
De l'encas (le Franzbrötchen) au plat consistant (le Labskaus), plusieurs formules sont au menu. Mon premier objectif est de réunir 100 euros par mois (soit environ 25 euros par numéro) pour couvrir les frais de base. Alors, on mange quoi ce soir ?
✨ Vous êtes une entreprise ou une institution, vous souhaitez soutenir ma newsletter ou faire la promotion ici d'un produit ou d'un événement, n'hésitez pas à prendre contact avec moi : contact@arthurdevriendt.net ✨
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Image de présentation du tunnel immergé du Fehmarn Belt
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Large de 18 kilomètres, le Fehmarn Belt est le détroit qui sépare le Danemark de l'Allemagne. En début d'année, la construction d'un tunnel pour relier les deux pays a commencé côté danois. La fin du chantier est prévue pour 2019.
Autour de cette infrastructure, de nombreuses initiatives se sont mises en place pour favoriser les partenariats économiques et scientifiques entre les deux rives. Un rapport publié récemment par le Fehmarnbelt Business Council (FBBC) permet de dresser un premier bilan de ces collaborations.
Sur un espace qui recouvre les régions métropolitaines de Hambourg et de l'Øresund, les auteurs ont donc conçu et laissé tourner un indicateur, le «Fehmarnbelt Index» pour mesurer l'intégration entre ces deux régions. Au terme de leurs analyses, ils montrent que cet indicateur a quasiment doublé entre 2008 et 2019.
L'intégration est particulièrement visible, relèvent-ils, au niveau des activités scientifiques : ainsi les publications communes entre chercheurs allemands et danois sont passées de 19 en 2008 à 70 en 2019. En revanche, le nombre de brevets déposés par des équipes binationales reste très faible (maximum relevé de trois brevets en un an).
De quoi rester prudent face au FBBC quand il affirme qu'une « région scientifique » est en train d'émerger…
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Vous en voulez encore ? À lire dans «Feuilleton»
Dans le quatrième numéro de «Feuilleton», la newsletter des idées qui agitent l'Allemagne, je vous propose un dossier spécial consacré à la pauvreté et aux inégalités outre-Rhin. Au programme notamment, un entretien avec le chercheur Andreas Aust du «Paritätischer Verband».
Vous avez aimé ce numéro ? N'hésitez pas à le faire savoir ! Vous pouvez transférer la lettre à vos amis et proches, la soutenir financièrement, en parler sur les réseaux ou cliquer sur le bouton « yes » ci-dessous. Merci !
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Arthur Devriendt @aboketabak

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