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L'actualité du commerce biologique

L'actualité du commerce biologique

20 février · Numéro #12 · Consulter en ligne
Tous les jeudis, la lettre d'information 100% consacrée à l’actualité du commerce de produits biologiques.

Au sommaire cette semaine :
  1. De plus en plus de Français séduits par les produits bio
  2. La phrase de la semaine : Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio
  3. Tous les chiffres du marché bio dans le monde
  4. Focus sur le marché Allemand
  5. Les ventes du distributeur suisse, Coop, ne progressent pas sauf… sur le bio
  6. Avec la Fnab, Picard lance une (petite) gamme de légumes bio, français, et équitables
  7. Aldi met le bio à l'honneur dans un nouveau catalogue produits
  8. Les Comptoirs de la Bio continuent de réduire leurs émissions de CO2
  9. Arnaud Montebourg devient vendeur de glaces bio et équitables
  10. “Natexbio Challenge”, un coup de pouce aux créateurs d'entreprise

[ETUDE] Les produits bio séduisent de plus en plus de Français
Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio, présente les résultats du baromètre de consommation et de perception des produits bio en France
Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio, présente les résultats du baromètre de consommation et de perception des produits bio en France
La consommation de produits biologiques s'ancre de plus en plus dans les habitudes des Français. Selon un baromètre que vient de dévoiler l'Agence Bio, près de 9 Français sur 10 consomment des produits bio, 71% d'entre eux en consomment au moins une fois par mois, et 47% au moins une fois par semaine (contre 37% en 2015). Si les produits bio semblent avoir déjà séduit une partie des Français, ils conquièrent aussi de nouveaux consommateurs puisque 16% d'entre eux en achètent depuis moins d'un an. C'est un peu moins qu'en 2018 (17%), mais beaucoup plus qu'il y a deux ans où ils n'étaient ‘que’ 9%.
La santé, principale motivation d'achat
Les raisons qui poussent les Français à consommer des produits biologiques sont multiples, mais la volonté de préserver leur santé est celle qui tient une place prépondérante, particulièrement chez les personnes âgées de 65 ans et plus (70 %). Deuxième élément de motivation pour acheter bio, le goût et la qualité des produits, et cela de manière encore plus prononcée sur la tranche d'âge des 50-64 ans (60 %) et des inactifs (55 %). La troisième raison tient plus de considérations écologiques puisque c'est la préservation de l'environnement qui ressort ici le plus, et encore plus particulièrement parmi les femmes (51 %). Enfin, un tiers de consommateurs évoque l’accessibilité de l’offre bio dans leurs lieux d’achats habituels, ainsi que le bien-être animal.
La montée en puissance du non-alimentaire bio
Si le constat s'agissant de la progression de la consommation de produits alimentaires est sans appel, il en va de même pour le marché du bio hors alimentaire. L'an passé, 78% des Français ont acheté un produit bio non alimentaire. Avec un succès plus marqué des produits ménagers (64%), et dans le même temps, une forte progression des produits cosmétiques (+16 points en deux ans). Il faut dire que l'offre bio des grandes marques, ainsi que des distributeurs via leur MDD, s'est beaucoup étoffée l'année dernière. Cela aura donc pu avoir une incidence sur l'inclination des Français.es à s'offrir de la cosmétique bio.
Des changements notables dans les comportements alimentaires
Le succès rencontré par les produits bio auprès des Français s'accompagne d'un changement plus global de leur comportement alimentaire. En 2019, 58% d'entre eux ont en effet déclaré avoir modifié leurs habitudes d'achat ou leurs comportements alimentaires. Attention plus importante au gaspillage alimentaire, consommation de produits frais, de saison, locaux sont les principales modifications opérées par les consommateurs. « Les produits biologiques doivent intégrer la montée en puissance des ces différentes composantes pour continuer à se développer », souligne Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio.
La grande distribution, circuit d'achat le plus plébiscité
Si les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) restent le circuit d’achat le plus fréquemment cité par les consommateurs bio, tous produits confondus, ce chiffre enregistre cette année une baisse sensible : 77 % (vs 81 % en 2018). Les consommateurs bio semblent de plus en plus intéressés par des points de vente plus à taille humaine, proches de chez eux et privilégiant une relation directe avec les producteurs. Ainsi, c’est d’abord chez les artisans que les consommateurs attendent de trouver plus de produits bio (48 %) notamment les CSP + (52 %) et en région Occitanie (59 %). Ils sont talonnés de près par les marchés, auxquels les Français demeurent attachés (45 %), notamment chez les plus âgés (51 %) et ceux résidant en région Ile-de-France (53 %). Les commerces de proximité (37 %) et les achats en direct chez le producteur (29 %) se maintiennent. Le drive et Internet (respectivement 16 % et 13 %) ciblent quant à eux les plus jeunes.
La subsistance de freins
En effet, la bonne santé du marché bio ne signifie pas pour autant qu'il n'existe aucun frein au maintien de son développement, avec en premier lieu les prix, qui ne cessent d'être perçus comment étant trop élevés. Mais aussi, la persistance de doutes dans l'esprit du consommateur sur le caractère biologique de certains produits. C'est en quelque sorte, un déficit de confiance. S'agissant plus particulièrement de la grande distribution et de l'industrie agroalimentaire, « les consommateurs se demandent si le produit bio d'une grande marque est vraiment bio », indique Philippe Henry, président de l'Agence Bio. « Et le développement d'autres démarches qui ressemblent au bio, comme le sans pesticides ou le vrac, peuvent créer le doute ». Enfin, il existe encore et toujours une forme de défiance face aux organismes de contrôle chargés de faire respecter le cahier des charges de la bio. Pourtant, « chez les organismes Ecocert et Bureau Veritas – qui détiennent environ 80% de part de marché sur le contrôle des opérateurs certifiés bio -, au moins un contrôle est prévu chaque année, et un second, de manière aléatoire. En moyenne un agriculteur bio est contrôlé 1,3 fois par an », explique Florent Guhl.
💥LA PHRASE DE LA SEMAINE
Un rapport sénatorial qui passe mal. Rendu public au début du mois de février, le rapport des sénateurs ayant co-signés le document, Alain Houpert (Les Républicains) et Yannick Borel (Socialiste et Républicain) portait sur les financements publics consacrés à l’agriculture biologique. Ceux-ci annonçaient que le plan “Ambition Bio 2022”, prévoyant que 15% de la surface agricole utile (SAU) en France soit convertie à l’agriculture biologique à horizon 2022, était inatteignable.
Invité à s'exprimer sur le rapport lors d'une conférence de presse jeudi 22 février, le directeur de l'Agence Bio, Florent Guhl, a marqué son désaccord avec les conclusions découlant de l'analyse des sénateurs.
📈 [CHIFFRES CLÉS] Le marché bio dans le monde flirte avec la barre des 100 milliards de dollars
Tous les indicateurs sont au vert pour le bio dans le monde. A l'occasion du salon international des professionnels du bio, Biofach, qui s'est tenu à Nuremberg du 12 au 15 février 2020, l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) et l'International Federation of Organic Agriculture Movements (IFOAM), ont dévoilé les grandes chiffres de la bio dans le monde. Selon les instituts, qui citent la société d’études de marché Ecovia Intelligence, le marché mondial des aliments biologiques a pour la première fois, dépassé la barre des 100 milliards de dollars américains en 2018 (environ 97 milliards d'euros).
Les États-Unis marquent leur avance
Avec un chiffre d’affaires de 40,5 milliards d’euros en 2018 généré par la vente de produits biologiques, les États-Unis sont le premier marché dans le monde, loin devant les autres pays. En deuxième place, figure l’Allemagne qui a enregistré 10,9 milliards d’euros de ventes par le bio en 2018 (11,9 milliards en 2019), juste devant la France qui a en effet totalisé 9,1 milliards d’euros. La Chine n’est pas très éloignée du marché français avec, en 2018, un Chiffre d'affaires issu du bio équivalent à 8 milliards d’euros.
S’en suivent ensuite l’Italie (3,4 milliards d’euros), le Canada (3,1 milliards d’euros), la Suisse (2,6 milliards d’euros), le Royaume-Uni (2,5 milliards d’euros), la Suède (2,3 milliards d’euros) et l’Espagne (1,9 milliards d’euros).
Donnée exprimées en milliards d'euros. Source FiBL, AMI février 2020
Donnée exprimées en milliards d'euros. Source FiBL, AMI février 2020
71,5 millions d’hectares cultivés en bio à travers le globe
A la fin de l'année 2018, le nombre d'hectares cultivés en bio a progressé de 2,9% pour atteindre 71,5 millions d’hectares. Si le nombre peut paraitre élevé a priori, cela ne représente en réalité que 1,5% de la surface agricole totale dans le monde, signe que la marge de progression est encore très importante.
Le pays qui compte la plus grande surface agricole biologique est l'Australie, 35,7 millions d’hectares, soit peu ou prou la moitié de la surface totale. De fait, l'Océanie est la région du globe qui concentre la plus grande surface bio (36 millions d'hectares au total). L’Europe compte la deuxième plus grande surface (15,6 millions d’hectares), suivie par l’Amérique latine (8 millions d’hectares). Derrière l'Australie, l'Argentine est en effet le 2e pays dans le monde qui possède le plus de terres cultivées en bio (3,6 millions d'hectares), puis de la Chine avec 3,1 millions d'hectares.
Surface agricole cultivée en bio, exprimée en (millions) hectares. Source FiBL, février 2020
Surface agricole cultivée en bio, exprimée en (millions) hectares. Source FiBL, février 2020
Dans 16 pays, 10 % ou plus de la surface agricole est cultivée en bio
À l’échelle mondiale, 16 pays ont une surface agricole cultivée en bio qui va au-delà de 10%. Ceux dont la part du bio est la plus élevée sont le Liechtenstein (38,5%), les îles Samoa (34,5%) et l'Autriche (24,7%). Autre donnée importante, le nombre de producteurs bio à travers le monde. En 2018, ils étaient 2,8 millions, et le pays qui en compte le plus est l'Inde (1 149 000), suivie par l’Ouganda (210 000) et l’Éthiopie (204 000). Avec 41 639 agriculteurs bio recensés, la France arrive en 9e position.
[ALLEMAGNE] Les ventes de produits bio en progression de près de 10%
Les ventes de produits biologiques en Allemagne ont atteint 11.97 milliards d'euros en 2019, contre 10,91 milliards en 2018.
« Les Allemands ont dépensé près de 10% de plus l'année dernière en achats de produits biologiques, note Peter Röhrig, directeur général de l'association allemande de l'agriculture biologique, BÖLW, qui a dévoilé les données du marché allemand dans le cadre du salon international des professionnels du bio, Biofach. Qu'il s'agisse des distributeurs, des discounters, des fournisseurs (…), le bio progresse sur tous les canaux de distribution ».
Deux fois plus de ventes dans les GSA
Dans le détail, s'il est bien manifeste que les ventes de produits bio sont en augmentation, on constate que les performances sont inégales selon le réseau de distribution. En effet, la distribution spécialisée a connu une hausse de ses ventes de 8,4%, (3,18 milliards d'euros de chiffres d'affaires, 3,76 milliards en incluant le non-alimentaire, tandis que la grande distribution alimentaire a vu ses ventes en bio bondir de 11,4%. Soit 7,13 milliards d'euros de chiffre d'affaires. S'agissant des autres canaux de distribution comme les boulangeries ou les marchés hebdomadaires, la part du bio dans les ventes a progressé de 5% et atteint désormais 1,66 milliard d'euros.
Les farines bio, plus vendues que les oeufs
Les produits bio dont la part de marché est la plus élevée dans le total des ventes de produits alimentaires sont les farines (26%), les œufs (23%) et le lait (14,4%). Ceux dont la croissance a été la plus forte en 2019 sont les pommes de terre, les produits à base de crème fraîche et plus généralement les légumes qui ont enregistré une croissance respective de l'ordre de 20%.
Un peu plus de 12% d'exploitations agricoles en bio
Selon les estimations de l'association BÖLW, les agriculteurs allemands ont converti 107 000 hectares de terres agricoles ont été converties à l'agriculture bio en 2019 (+ 6,6%). L'Allemagne compte désormais 1 622 100 hectares cultivées en bio, et un peu plus de 12% d'exploitations agricoles opèrent de cette manière. Le nombre de fermes biologiques a également augmenté l'année dernière, de 6,3%. Et depuis 2005, leur nombre a quasiment été multiplié par deux.
🏪 [BILAN] Les ventes du distributeur suisse, Coop, ne progressent pas sauf... sur le bio
Le géant suisse de la grande distribution, Coop, a publié ses chiffres pour l'année 2019. Une période marquée par une croissance nulle, l'enseigne a en effet publié un chiffre d'affaires est de 30,7 milliards de francs suisses (28,9 milliards d'euros), identique à celui réalisé en 2018.
En revanche, segment encore très en forme dans l'activité du groupe, les produits biologiques ont enregistré des ventes - encore - en hausse, passant de 1,7 milliards de francs suisses (1,6 milliard d'euros) à 1,8 milliard (1,69 milliard d'euros). Ce qui fait de Coop le plus gros vendeur de produits bio en Suisse. Pour rappel, le marché bio en Suisse en 2018 représentait un peu plus de 3,06 milliards de francs suisses. Néanmoins, en dépit de la bonne performance du distributeur sur le bio, il est à noter que la progression de ses ventes a subi un sérieux coup de frein par rapport à 2018. En effet, son rythme de croissance est passé de 19,1% en 2018 à “seulement” 8,4% en 2019. Juguler la baisse de sa croissance sur le bio pourrait donc être un enjeu fort de 2020.
🏷️ [LABEL] Avec la Fnab, Picard lance une gamme de légumes bio, français, et équitables
 La gamme sera composée de courgettes, de maïs, de haricots verts et de carottes
La gamme sera composée de courgettes, de maïs, de haricots verts et de carottes
C'est le fruit d'une collaboration de quatre années entre l'enseigne Picard et la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab). Un label paysan garantissant d'une part, pour les consommateurs, des légumes biologiques de production française, et d'autre part, des prix rémunérateurs pour les paysans qui en sont à l'origine. Ce label sera apposé pour commencer sur les 4 légumes d'une nouvelle gamme Picard composée de courgettes, de maïs, de haricots verts et de carottes. Ils seront distribués dans 87 points de vente de l'enseigne, en Nouvelle Aquitaine et en Occitanie dès le mois de mars prochain.
« Picard s’est engagé de façon très volontaire dans ce partenariat, quand on leur a proposé de tester l’un des premiers contrats tripartites entre organisations de producteurs, transformateur et distributeur ils ont tout de suite dit oui. Nous avons cherché à valoriser cet engagement, c’est comme ça que l’idée d’un label est venue » Stéphanie Pageot, secrétaire nationale en charge des questions économiques à la FNAB.
Des prix révisés en fonction de l'évolution des coûts de production
Le distributeur prévoit de verser 1% du montant annuel des ventes des produits de la gamme pour alimenter un fond de développement géré par les organisations de producteurs partenaires. En outre, Picard a en outre accepté d'ouvrir la possibilité d’une révision annuelle du prix en fonction de l’évolution des coûts de production
Le cahier des charges qui structure le label paysan est rendu public et sera contrôlé par un organisme d’évaluation qui a déjà remis à la FNAB les premiers résultats d’audits. Ce label concerne aujourd’hui l’origine de la production biologique et le commerce équitable, mais il pourrait aller plus loin encore. « les paysans bio du réseau FNAB sont prêts à s’engager plus encore auprès des consommateurs, sur la biodiversité ou le climat par exemple. Ce label pourrait être notre outil d’innovation Bio demain », indique Guillaume Riou, président de la Fnab.
[PRIX] Aldi met le bio à l'honneur dans un nouveau catalogue produits
Fruits, légumes, viande, produits d'épicerie… Le distributeur allemand a publié un catalogue de produits presque entièrement consacré aux produits bio, du moins s'agissant de la partie alimentaire. Consultable ici
🚚 [LOGISTIQUE] Les Comptoirs de la Bio continuent de réduire leurs émissions de CO2
Composante incontournable de l’activité commerciale, la logistique représente également un enjeu écologique majeur en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Consciente de cette réalité, l'enseigne Les Comptoirs de la Bio a souhaité, dès sa création, porter une attention particulière à l’impact écologique de son activité. Réduction des émissions polluantes, maîtrise des consommations d’énergie, optimisation des moyens d’exploitation et recyclage… Le distributeur étudie de nombreuses solutions pour diminuer son impact sur l’environnement.
Une baisse de 6% des émissions de CO2 en 2019
Il s'est notamment appuyé sur le spécialiste de la logistique sous température dirigée, le groupe Stef, pour son approvisionnement en produits frais, épicerie, surgelés ou thermosensibles. La logistique de l'entreprise a été totalement optimisée, des tournées au remplissage des camions en passant par le stockage. Résultat, l’enseigne est parvenue à diminuer son empreinte, en dépit d'un flux de marchandises qui,parallèlement, n'a cessé de progresser. Le dispositif mis en place porte déjà ses fruits en 2019, puisque le distributeur a baissé de 6% ses émissions de CO2 par tonne de marchandises transportées. Un effort qu'il entend maintenir pour 2020.
🍨 [LANCEMENT] Arnaud Montebourg lance la marque de glaces bio et équitables  « La Mémère »
L'ancien ministre de l'économie reconverti en entrepreneur, a présenté sa nouvelle marque de glaces « La Mémère ». Clin d'oeil à son enfance, ce nom pour le moins décalé est une référence au nom d'une vache qu'il avait l'habitude de voir lorsqu'il vivait dans le Morvan. Disponibles dans les magasins Monoprix à la fois du mois de mars prochain, les glaces « La Mémère » sont 100% bio et équitables. « Le prix du lait conventionnel est payé 35 centimes le litre aux agriculteurs, C qui le Patron le paye 39 centimes et Fair France 45 centimes. Nous rémunérons l'agriculteur à hauteur de 80 centimes le litre de lait », a-t-il expliqué sur le plateau de France Info TV.
Des revenus partagés entre l'entreprise et les producteurs
Pour développer cette nouvelle marque, M.Montebourg a voulu un modèle économique reposant sur le partage de la valeur et de la richesse. Ainsi, le producteur perçoit 51% des revenus générés par la vente des glaces, et l'entreprise « La Mémère » reçoit les 49% restant. Aussi, cette dernière finance – grâce à un investisseur franco-japonais – l'installation nécessaire à la production des glaces (environ 5 000 euros). Une installation qui est une autre particularité de la marque. En effet, les glaces sont directement fabriquées sur la ferme du producteur, qui se charge de la confectionner.
De producteur, l'agriculteur ajoute une corde à son arc en devenant transformateur. Pour l'accompagner dans cette évolution, il est placé sous la supervision technique d'un meilleur ouvrier de France, David Wesmael. Pour l'heure, un producteur seulement travaille pour la marque, avec une capacité de production située entre 100 et 150 000 pots de glace à l'année. Mais l'objectif de « La Mémère » est de convaincre, a minima, un agriculteur par département de se joindre à l'aventure.
🥇 [CONCOURS] « Natexbio Challenge », un coup de pouce aux créateurs d'entreprise
La fédération des entreprises de transformation et de distribution de produits biologiques et écologiques lance la 2e édition de son « Natexbio Challenge ». Il réunit les 3 syndicats professionnels Synadiet, Synadis Bio et Synabio composant NATEXBIO ainsi que Cosmébio, la Confédération des PME, la Confédération Nationale des Junior-Entreprises, BPIFrance, et Forébio. Concrètement, il s'agit d'un concours qui a vocation à encourager et soutenir les initiatives entrepreneuriales dans le domaine de la bio. Pour cela, après un premier examen des candidatures le 31 mars 2020, 10 nominés seront invités à pitcher le 7 mai face à un jury de 12 professionnels de la bio, pour défendre leur projet. Ils profiteront par ailleurs d'opportunités de développement dont un accès au réseau de Natexbio, et pourront présenter leur produit sur le stand Natexbio du prochain salon de référence des professionnels français et internationaux de la bio, « Natexpo » (les 21 et 22 septembre 2020 à Lyon). Ils bénéficieront d’une communication nationale et seront cités sur le site Natexbio.
Jusqu’ à 15 000 euros de dotations
Trois lauréats seront désignés à l'issu des pitchs de présentation, le 7 mai, et bénéficieront d’une dotation financière de 15 000 euros pour le 1er Prix, 6 000 euros pour le 2e Prix, et 4 000 euros pour le 3e Prix. Ils auront en outre un accès privilégié à une sélection de magasins bio spécialisés comme Naturalia, Biocoop ou les magasins du réseau Biomonde, pour y effectuer des tests grandeur nature. Enfin, ils disposeront chacun d’un stand à la prochaine édition du salon Natexpo.
Maximum 3 ans d'activité
Le « Natexbio Challenge » est ouvert aux entrepreneurs établis en France, et ayant débuté leur activité depuis 3 ans maximum. Il concerne exclusivement les projets liés à la création de produits ou concepts de distribution bio. Afin que le jury puisse évaluer la pertinence des projets proposés, les candidats au concours devront être en mesure de fournir des échantillons ou prototypes de leurs produits ou encore un descriptif détaillé de leurs concepts originaux de distribution.
Le jury examinera les projets en tenant compte des critères suivants : L’originalité, l’innovation et l’écoconception du projet bio proposé / La pertinence de la proposition de valeurs pour le consommateur / Le packaging : la forme et les matériaux utilisés / l’esprit entrepreneurial du porteur de projet / l’origine des matières premières / l’impact sociétal et social de l’entreprise.
Les candidats ont jusqu’au 15 mars 2020 pour déposer leur candidatures

[NOUVEAUTÉ PRODUIT] Une nouvelle gamme de boulettes végétales signées Pronatura
Distribuée en magasins bio spécialisés, la marque Pronatura a annoncé le lancement d'une nouvelle gamme de boulettes, végétales, disponibles en magasins spécialisés bio (Biomonde, Naturéo, Eau vive, Naturalia…). Le première référence porte sur des boulettes aux lentilles corail à base de chanvre, et la seconde est une recette de falafels, là aussi élaborée à base de chanvre. Les deux produits, qui ont obtenu un score respectif de B et A au nutri-score, affichent un PVC de 3,95 euros et seront disponibles au 1er mai prochain.
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