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Au sommaire cette semaine : Trois distributeurs bio signent un pacte sur les dates de consommationLes
 
L'actualité du commerce biologique

L'actualité du commerce biologique

30 janvier · Numéro #9 · Consulter en ligne
Tous les jeudis, la lettre d'information 100% consacrée à l’actualité du commerce de produits biologiques.

Au sommaire cette semaine :

  1. Trois distributeurs bio signent un pacte sur les dates de consommation
  2. Les réalisations et les chantiers à venir de Carrefour sur le bio
  3. Comment Nocciolata bouscule le rayon des pâtes à tartiner
  4. Greenweez part en campagne et mise sur la légèreté
  5. Ekibio (Priméal, Bisson, Douce Nature) passe un cap symbolique
  6. La vision de l'ex-patron de Biocoop sur l'avenir du bio
  7. Levée de fonds de 800 000 euros pour les crackers Résurrection

✍️ [ENGAGEMENT] Gaspillage alimentaire : Bio c' Bon, Naturalia, Naturéo, ces spécialistes du bio signataires d'un pacte sur les dates de consommation
Signature du Pacte sur les dates de consommation au Ministère de la Transition écologique
Signature du Pacte sur les dates de consommation au Ministère de la Transition écologique
Au total, ce sont 38 acteurs de la filière alimentaire bio et non bio (distributeurs, industriels, fédérations et association de consommateurs et de protection de l'environnement) qui ont présenté le premier pacte sur les dates de consommation, le 28 janvier, avec le soutien des ministères de la transition écologique et de l'agriculture. Parmi eux, trois distributeurs spécialisés dans la vente de produits biologiques : Naturalia, Bio c’ Bon et Naturéo. Pour ce dernier, dont les magasins proposent des paniers de produits invendus via l’application Too Good To Go depuis mars 2018, « faire partie des 38 acteurs de la filière agro-alimentaire qui signent ce pacte était une évidence ». Du côté de Naturalia, son directeur général, Allon Zeitoun, a déclaré dans un post sur le réseau social LinkedIn être « très fier de faire partie des signataires du pacte sur les dates de consommation. Belle coalition d'entreprises, transformateurs et distributeurs, bio et non bio, qui prennent le sujet du gaspillage alimentaire à bras le corps ».
“Date de durabilité maximale” vs “Date limite de consommation”
Initié par la startup de lutte contre le gaspillage alimentaire Too Good To Go (éditeur de l'application mobile éponyme), le pacte comprend 10 engagements concrets et mesurables, portant sur la gestion et la compréhension des dates de consommation.
L’ objectif de ce pacte repose sur 4 piliers :
Le premier vise à éduquer et à sensibiliser l'ensemble des publics – producteurs, collaborateurs des entreprises agroalimentaires-, à travers notamment une campagne de communication nationale ou la mise en place de rayons anti-gaspi en magasin.
Le deuxième pilier consistera à clarifier la différence entre la Date Limite de Consommation (DLC) et la Date de Durabilité Minimale (DDM) auprès des consommateurs, par exemple via l’apposition de pictogrammes visuels permettant la différenciation immédiate entre DLC et DDM. En effet, un produit à Date de Durabilité Minimale (DDM) dépassée, peut être être vendu, donné et même consommé. La mention « à consommer de préférence avant le/fin », est une date indicative après laquelle le produit perd des propriétés organoleptiques, peut changer de texture et de couleur, mais ne présente pas de risques pour la santé. En revanche, la Date Limite de Consommation (DLC) est une date sanitaire après laquelle le produit peut représenter des risques pour la santé. Elle s'accompagne pour sa part de la mention « A consommer jusqu'au ».
Le troisième pilier ambitionne d'optimiser la valorisation des produits exclus des circuits de vente par la mise en place d'une cartographie commune des acteurs anti-gaspi, par territoire et en optimisant le suivi des stocks tout au long de la chaîne d’approvisionnement afin d’éviter le gaspillage alimentaire.
Enfin, quatrième et dernier pilier, collaborer entre acteurs du secteur pour harmoniser les bonnes pratiques et optimiser les flux de distribution.« Il est important d’assurer la cohérence entre les dates de consommation d’une même référence produit ou de substituer les DLC par des DDM quand cela est possible », indique le comité de pilotage du Pacte par voie de communiqué.
Distributeurs, industriels, producteurs, fédérations et associations ont la possibilité de s'engager en signant le Pacte en ligne via le site www.pactedatesconsommation.fr.
Parmi les entités les plus emblématiques ayant déjà signé le pacte sur les Dates de Consommation figurent notamment Auchan Retail France ● Bio c’ Bon ● Casino ● Carrefour ● Monoprix ● Naturéo ● Franprix ● Naturalia ● Système U ● La Grande Épicerie de Paris ● E.Leclerc ● Conseil National de l’Alimentation (CNA) ● Fédération Nationale des Industries Laitières (FNIL) ● Les nouveaux fromagers ● Marché de Léopold ● Nature & Découvertes ● Nestlé France ● No Filter ● Savencia ● Saveur Bière ● Supermarché Match ● Bel ● Danone ● Association nationale des industries alimentaires (ANIA) ● Intermarché ● Michel et Augustin ● Fédération du commerce et de la distribution (FCD).
🏗️ [RÉSULTATS] Les réalisations et les chantiers à venir de Carrefour sur le bio
Le distributeur a passé un nouveau cap sur le bio en 2019. Selon les chiffres qu'il a publié pour l'année écoulée, ses revenus provenant de la vente de produits certifiés « AB », ont fait un bond de 25% (22% en France, hors So.Bio), passant de 1,8 milliard d'euros en 2018 à 2,3 milliards en 2019. D'ici 2022, Carrefour entend générer 4,8 milliards d'euros de revenus via le bio. « Les nombreuses initiatives sur la transition alimentaire, le e-commerce et la compétitivité sont perçues positivement par nos clients et confirment la pertinence de notre modèle omnicanal », a déclaré Alexandre Bompard, PDG de l'enseigne, réitérant ainsi sa confiance dans le plan « Carrefour 2022 » qui doit remettre l'ensemble du groupe sur les rails d'une croissance pérenne.
Parallèlement, Carrefour a continué d'accompagner des agriculteurs, éleveurs et viticulteurs dans leur conversion au Bio et revendique avoir atteint son objectif avec un an d’avance. L'enseigne a signé plus de 330 contrats d’accompagnement en France en 2019 dont près de 100 supplémentaires uniquement sur la période du 4e trimestre de l'année dernière. Depuis début 2018, le distributeur a signé au total 540 contrats de ce type, et compte 1 770 agriculteurs partenaires. Plus spécifiquement, pour les fruits & Légumes, Carrefour Bio est engagé dans plus de 59 filières auprès de 490 producteurs.
Bientôt des magasins franchisés So.bio
En 2020, le distributeur entend poursuivre les efforts entamés, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle et l’amélioration continue de la gestion des marqueurs bio, comme le vrac. Carrefour prévoit d'accélérer le développement des magasins So.bio, rachetés en juillet 2018. Très implantée dans le sud-ouest de l'Hexagone, la chaîne qui compte désormais 12 points de vente, sera déployée à l'échelle nationale grâce à l'ouverture de l'enseigne à la franchise.
250 nouvelles références en marque propre
La marque propre Carrefour Bio fera également l'objet de développements. Le groupe prévoit d’étoffer son portefeuille avec 250 nouvelles références à venir cette année. Parallèlement, l’huile de palme sera totalement supprimée des produits Carrefour Bio, et 80% des emballages seront recyclables, compostables ou réutilisables à la fin de l’année 2020.
Une gamme Carrefour Bio en filières françaises
Enfin, le soutien au monde agricole sera maintenu en 2020 notamment par la création d’une gamme Carrefour Bio en filières françaises sur les produits d'épicerie. Le distributeurs continuera par ailleurs son aide à la conversion de terres agricoles en bio, et de la contractualisation afin d'apporter de la stabilité et de la visibilité aux producteurs. 
📈 [STRATÉGIE] Comment la Nocciolata bouscule le rayon des pâtes à tartiner
Parvenir à émerger sur un marché dominé par un seul produit depuis des années, n’est pas à la portée de toutes les marques. C’est pourtant le défi que tente de relever en France le groupe italien Rigoni di Asiago, avec comme fer de lance, ses pâtes à tartiner biologiques vendues sous la marque Nocciolata. Dans le viseur : le mastodonte Ferrero et son célèbre Nutella qui représente encore 75% des ventes en volume du marché des pâtes tartiner en France. D’ampleur, la tâche n’est pourtant pas impossible ; Nutella doit faire face à une multiplication des alternatives en rayon, ainsi qu’à une frange de sa clientèle, plus sensible à ce qu’elle consomme, tant d’un point de vue diététique que philosophique.
Des ventes dopées par l'absence d'huile de palme
Rigoni di Asiago sait qu’il a une carte à jouer grâce à la composition de ses produits. Certifiés « Agriculture Biologique », ils ne contiennent pas d’huile de palme ni d’OGM, sont fabriqués sans arômes de synthèse, certains sont estampillés « Vegan » et « sans gluten ». De son côté, Nutella comporte toujours de l’huile de palme dans sa recette. Si la société Ferrero arrive en tête du classement réalisé par le fonds mondial pour la nature (World Wide Fund, WWF) - rendu publique le 20 janvier dernier - sur l’engagement de 173 entreprises pour une huile de palme plus durable, l'exploitation de la précieuse huile reste néanmoins réputée pour être l’une des causes de déforestation en Amérique du Sud, ainsi qu'en Asie et, de plus en plus, en Afrique. « La prise de conscience des consommateurs de l’impact environnementale de l’utilisation d’huile de palme a eu un effet boostant sur nos ventes », reconnait Patrick Pouly, directeur commercial France de Rigoni di Asiago dont la mission a été de mettre en place et développer la filiale française de l’entreprise.
Deux ans de R&D pour une recette aboutie
Si la Nocciolata a bénéficié des arbitrages de Ferrero et de certains de ses concurrents en matière d’huile de palme, son produit phare, Nocciolata noisettes, présente aussi un atout de taille : son goût est très proche de celui du Nutella. Pour autant, sa recette diffère sur plusieurs points. Fruit d’un travail de R&D de 2 ans en 2009, elle comprend davantage de noisettes que dans celle du Nutella - 16,5% contre 13% - et moins de sucre. Les noisettes, biologiques évidemment, proviennent pour 80% d’Italie et à 20% de Turquie, Ferrero se fournit pour sa part majoritairement en Turquie. Elles appartiennent à la variété des Tonda Romana, une variété typique de la région de Lazio en Italie. Comme matières grasses, la marque a choisi le beurre de cacao et l’huile de tournesol, tous deux biologiques et garantis sans OGM. Sa différence réside aussi dans le procédé. En effet, Rigoni di Asiago a recours au “conchage” lors de l’élaboration de sa pâte à tartiner. Cette technique consiste à infliger un choc thermique à la pâte pour permettre aux molécules des différents ingrédients de se mélanger, avec pour résultat une texture homogénéisée. Le résultat final semble plaire aux Français puisque les trois références que compte la marque (noisettes, sans lait et praliné) lui permettent d’atteindre 6,5% de part de marché en valeur du marché des pâtes à tartiner en France. “Nocciolata est la deuxième marque nationale des pâtes à tartiner derrière Nutella”, affirme Patrick Pouly. Si son ambition n'est pas véritablement de détrôner Nutella, elle espère s'accaparer 10% de part de marché dans les années à venir. Un pari qu’elle pourrait bien réussir si elle maintient sa courbe de progression.
80% des ventes issues de la grande distribution
Depuis son arrivée sur le marché français en 2009, les ventes de l’entreprise ont connu une croissance vertigineuse. Elles sont en effet passées de 250 000 euros la première année, à 27,2 millions d’euros en 2019. A l'époque, Rigoni di Asiago est peu connue en France. Mais le timing de son arrivée en France est optimal. “Avec l’émergence d’une vraie demande de consommation pour des produits plus sains et biologiques, la grande distribution nous a ouvert grandes ses portes”, raconte Patrick Pouly. Si bien qu’aujourd’hui son chiffre d’affaires provient à 80% des ventes réalisées dans les grandes surfaces généralistes (Carrefour, Auchan, Leclerc, Système U, Casino, Intermarché, Monoprix..), et pour environ 20% des enseignes spécialisées de type Naturalia ou Bio c’ Bon. Pour accroitre sa notoriété auprès du public français, la marque fait confiance aux qualités organoleptiques de ses produits. Elle mise ainsi sur des vagues de dégustations en magasins, jusqu’à 800 en une année. La conquête de nouveaux clients passera aussi par la publicité, avec la diffusion, en ce moment même, de spots télévisés sur TF1 et une présence plus forte sur M6 à l’occasion de la “Semaine Green” mise en place par la chaîne du 26 janvier au 2 février. Rigoni di Asiago peut désormais le clamer haut et fort : ses engagements en faveur d’une consommation durable et son savoir-faire industriel, en font une alternative crédible et durable face au Nutella.
🔊 [COMMUNICATION] Greenweez mise sur un ton léger dans sa nouvelle campagne publicitaire
Le spécialiste en ligne des produits biologiques et écologiques Greenweez, propriété du groupe Carrefour, vient d'annoncer le lancement d'une nouvelle campagne publicitaire imaginée par l'agence Fabernovel. Après une première publicité en TV en mars 2019, le pure player revient cette fois avec d'une part des vidéos déployées sur un plan média digital comprenant la plateforme Youtube, et d'autre part de l'affichage dans les métros et les stations de bus, à Paris ainsi qu'à Lyon. « Face à un marché chargé de grands discours, Greenweez préfère en faire beaucoup sans en dire énormément. Ce qui compte, c’est la large gamme de produits bio, au prix juste, et la livraison partout en France », indique l'agence Fabernovel par voie de communiqué. Ainsi, dans cette campagne, Greenweez prend le contre-pied des positions souvent idéologiques des acteurs du bio, et met en scène des personnages qui utilisent le « Bzzz » - le langage de l'abeille et le symbole de la marque -, comme principal moyen d'expression. Un parti pris qui lui permet d'aborder le sujet de la bio de façon positive et légère.
Campagne Greenweez de 30 secondes imaginée par l'agence Fabernovel
💰 [BILAN] Ekibio passe la barre symbolique des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires
Le groupe a enregistré une croissance de 3,8% en 2019
Le groupe a enregistré une croissance de 3,8% en 2019
Le groupe Ekibio, spécialiste de la fabrication et de la transformation de produits biologiques, a publié ses chiffres pour l'année 2019, annonçant ainsi avoir passé la barre des 100 millions d’euros de revenus. Le chiffre d'affaires de l'entreprise a progressé de 3,8% par rapport à 2018. Acteur majeur dans le réseau des magasins spécialisés bio en France et à l’international, Ekibio distribue ses produits dans plus de 60 pays et son portefeuille se compose des marques alimentaires Priméal, Bisson, Le pain des fleurs, Ma vie sans gluten et des marques non alimentaires Ecodoo et Douce Nature.
Ekibio ne compte pas s’arrêter là, de beaux projets vont encore voir le jour en 2020. Implantée depuis plus de 30 ans à Peaugres (07), la société a su, au fil des années, créer une forte dynamique sur le bassin local. Acteur incontournable dans le réseau des magasins spécialisés bio en France et à l’international, Ekibio distribue ses produits dans plus de 60 pays.
« Nous franchissons un cap symbolique avec une belle fierté collective, car nous savons que de nouveaux défis nous attendent face aux enjeux économiques et environnementaux de demain… » Thierry Chiesa, Directeur Général d’Ekibio
Après avoir recruté 32 personnes en 2019, la société compte aujourd'hui 190 collaborateurs, et prévoit une quinzaine de recrutements supplémentaires en 2020.
Cette année, l’entreprise va capitaliser sur son savoir-faire dans les céréales et graines biologiques et sur sa capacité d’innovation. Ainsi, une nouvelle ligne de transformation de céréales et graines va voir le jour, après avoir investi 5 millions d'euros dans ce projet en 2019.
🗣️ [OPINION] Quel avenir pour le bio ? La vision de l'ex-patron de Biocoop
Claude Gruffat a passé 15 ans à la tête de la gouvernance de l'enseigne Biocoop
Claude Gruffat a passé 15 ans à la tête de la gouvernance de l'enseigne Biocoop
Celui qui a laissé sa place à Pierrick de Ronne à la présidence de la coopérative Bioccop en mars 2019, Claude Gruffat, a livré sa vision de l'avenir du bio dans le cadre d'une conférence organisée début janvier par le fonds d'investissements Ecofi. Changement des attentes des consommateurs, évolution des préoccupations environnementales, augmentation des surfaces agricoles en France… le désormais euro-député Europe Ecologie-Les verts se montre plutôt optimiste pour les années à venir quant au développement du bio.
« Je vois l'avenir du bio plutôt ouvert dans la décennie qui vient en Europe et en France. Les consommateur ont beaucoup évolué dans leur mode de consommation depuis 5-7 ans, et ça s'intensifie. Ça s'amplifie notamment chez les jeunes familles dont les parents ont 30-35 ans, et qui sont très préoccupées par le fait de re-localiser leur alimentation, et de relocaliser l'économie que porte leur alimentation. Le fait aussi de l'impact environnemental de leur alimentation, ils ne veulent plus de pesticides qui polluent l'environnement et donc la qualité de l'eau qu'ils boivent, de l'air qu'ils respirent, etc. »
Agriculteurs pestiférés et conversion difficile
L'ex-patron de Bioccop souligne par ailleurs le poids qui pèse sur de nombreux paysans face aux critiques de l'agriculture intensive, et la difficulté pour d'autres de franchir le pas de l'agriculture bio.
« (Il y a) des producteurs, des paysans qui en ont marre d'être les pestiférés de la société, parce qu'on n'arrête pas de leur dire qu'ils polluent avec les pesticides. En fait, ils n'y sont pour pas grand chose sinon de s'être fait embarquer dans un modèle il y a 70 ans et qu'ils ne portent pas plus que ça dans leur cœur. Mais aujourd'hui, ils sont tellement coincés dans les investissements de leurs fermes que la conversion vers la bio est compliquée pour un certain nombre d'entre eux. Mais ceux qui peuvent le faire, par contre, ils passent de plus en plus le pas, et aujourd’hui, on a plus de 40 000 paysans bio en France. C'est énorme. La surface agricole en bio a dépassé les 8,5% en France, on était encore à 4,5% il y a 5 ans. Donc ça évolue plutôt vite, et je suis ravi de voir que le monde de la production s'empare de ce nouveau modèle de production pour mieux répondre à l'attente des consommateurs et aussi mieux répondre à leur plaisir de producteur dans la qualité.
[Conférence #ActifsFutur3] Visionnez la vidéo de l'intervention de Claude Gruffat
💶 [DÉVELOPPEMENT] Résurrection lève 800 000 euros pour accélérer le déploiement de ses crackers bio
Quand l'upcycling est appliqué à l'alimentaire, c'est à des marques comme Résurrection qu'il donne naissance. Deux ans après sa création, l'entreprise vient de lever 800 000 euros afin d'accélérer le déploiement commercial de ses crackers certifiés « AB ». Distribuée dans plus de 300 points de vente, et notamment au sein du réseau Biocoop ou chez So.Bio, la marque entend utiliser la somme levée pour accélérer la distribution de ses gammes, et pour développer son activité de R&D afin de concevoir de nouveaux produits.
La particularité des crackers signés Résurrection réside dans leur élaboration, réalisée à partir de céréales maltées nécessaires à la fabrication de la bière ou encore du marc de pomme issu du cidre. Autrement dit, les matières dont les fabricants de bière ou de cidre se débarrassent, une fois qu'ils ont été utilisés. La co-fondatrice de la marque, Marie Kerouedan en a fait l'amer constat lors d'un atelier de fabrication de bière, en 2016.
« Pour faire 1000 litres de bière, 300 kilos de drêches -résidus de malt- sont jetées ou données à des animaux après le brassage. Quel gâchis ! Comment cette céréale riche en fibres, vitamine B, sélénium, phosphore, fer, zinc, cuivre et magnésium pouvait se retrouver à la poubelle ou envoyée en alimentation animale ? » Nathalie Golliet, co-fondatrice, Résurrection.
C'est ainsi qu'est née l'idée de donner une seconde vie à cette matière. La startup a noué des partenariats avec des brasseries et cidreries artisanales engagées dans le bio qui fournissent les drêches et le marc de pomme, matières composant 30% de leurs crackers certifiés AB. Fabriqués en Dordogne, les crackers sont commercialisés dans des emballages 100% recyclables et zéro plastique.
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