Plan B(io) - Biocoop déploie son site marchand / Les armes d'Alter Eco / La Blockchain de Carrefour au service du vin bio / Débat sur la PAC

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L'actualité du commerce biologique

L'actualité du commerce biologique

27 février · Numéro #13 · Consulter en ligne
Tous les jeudis, la lettre d'information 100% consacrée à l’actualité du commerce de produits biologiques.

Au sommaire cette semaine :
  1. Biocoop déploie son site marchand
  2. Les armes d'Alter Eco pour se démarquer en GMS
  3. Carrefour met la blockchain au service d'un vin bio de Bordeaux
  4. Les Français invités à se prononcer sur la future PAC (y compris sur le bio)
  5. Moisson de médailles pour le bio lors du concours général du salon de l’Agriculture
  6. Carrefour crée la première filière réunionnaise de sucre de canne bio
  7. E.Leclerc lance un jus de tomates issus de terre en conversion vers l'agriculture biologique
  8. Nouveautés Produits [Saveurs Attitude, Alter Eco, San Marco]


💻 [ENSEIGNE] Biocoop dévoile officiellement son site e-commerce
Très attendu, le site marchand de l'enseigne spécialisée dans les produits biologiques, Bio.coop, vient officiellement de voir le jour. Sur la plateforme Bio.coop, les clients de l'enseigne peuvent désormais acheter leurs produits sur le site Web et venir les récupérer en magasins. Biocoop ne prévoit pas encore la livraison à domicile pour les commandes passées en ligne, et propose donc un service qui s'apparente davantage à un drive pour les magasins installés en province, ou un service de Click&collect pour les points de vente en centre-ville. Pour l'heure, 28 points de vente appelés « magasins ambassadeurs » par Biocoop, sont intégrés à la plateforme de vente en ligne. Éparpillés un peu partout sur l'ensemble du territoire français, on les trouve notamment à Rennes, Brest, Strasbourg, Valence, Nice, en périphérie de Lyon, près de Dijon, à Annecy ainsi qu'un magasin également à Paris dans le 11e arrondissement. L'entreprise entend néanmoins développer rapidement le nombre de « magasins ambassadeurs » pour atteindre la centaine d'ici le mois de juin prochain.
Une expérience fluide et cohérente
En test depuis la fin de l'année 2019, la plateforme marchande de Biocoop est aussi une réponse aux attentes des sociétaires qui souhaitent développer la vente en ligne et les outils digitaux. Bio.coop a été pensée de manière à proposer une expérience fluide et cohérente. L'enseigne précise par ailleurs que les fonctionnalités ont été développées en collaboration avec un nombre significatif de sociétaires et de magasins volontaires, impliqués dès le début du projet. Concrètement, lorsque l'internaute arrive sur la page d'accueil du site marchand, il doit d'abord choisir le magasin auprès duquel il souhaite passer commande. Il est ainsi immédiatement informé du jour et de l'heure où le retrait de sa commande sera possible. Il peut aussi visionner facilement l'itinéraire pour se rendre sur le point de vente. Puis il a la possibilité d'entrer dans l'offre produits grâce à un menu situé sur la gauche de l'écran, ou alors d'entrer dans l'offre vrac via un large bloc disposé en haut de l'écran d'accueil.
4 000 produits et un panier moyen de 47 euros
Au total, Biocoop annonce plus de 4 000 produits disponibles sur sa plateforme marchande (épicerie sucrée et salée, produits frais, crèmerie, traiteur, boissons, bien-être, etc), dont 150 références en vrac. Une offre qui est amenée à être étoffée progressivement. A ce jour, Biocoop revendique un panier moyen en ligne de 47 euros, et que les produits les plus achetés sont les jus de fruits et soft, les fruits secs en vrac, et les yaourts et desserts. Une rapide navigation parmi l'offre des « magasins ambassadeurs » suffit à comprendre qu'une partie de l'offre est commune à tous les points de vente, mais qu'il existe de petites différences selon le magasin sélectionné. Par exemple, les clients parisiens ou biterrois n'auront aucun mal à se fournir en conserves de 660g d'haricots verts Priméal tandis qu'un client rennais devra se rabattre sur une autre marque avec un autre format. Idem pour les prix. Par exemple, si un litre d'huile d'olive ‘douce’ de marque Bio Planète est vendu 10,35 euros sur le log parisien de Bio.coop, il est vendu 11,23 euros aux clients rennais. Des variations de prix qui ne semblent toutefois pas démesurées, et qui sont le reflet d'une stratégie consistant à laisser la main aux points de vente pour fixer leurs propres tarifs.
🍫 [STRATÉGIE] Les armes d'Alter Eco pour se démarquer en GMS
Si conjuguer agriculture biologique et commerce équitable représente un engagement fort pour une marque alimentaire, cela revient aussi à embrasser des valeurs dont la résonance progresse parmi les Français. Pionnière des produits bio issus du commerce équitable « nord-sud » commercialisés en grande distribution, Alter Eco bénéficie directement de choix stratégiques opérés très tôt, mais aussi des évolutions de la consommation alimentaire des Français. En 2019, la marque a en effet enregistré 34 millions d'euros de ventes, et revendique une croissance de 10,5%. Mais de plus en plus, elle est contrainte de s'adapter à une métamorphose du marché sur lequel elle est installée depuis 1998, victime d'un durcissement concurrentiel. Il faut dire qu'en France, le chiffre d'affaires généré par le commerce équitable représente 1,27 milliard d'euros, et progresse de 22% (source : Association Commerce Equitable France). De son côté, le marché du bio a atteint 9,7 milliards d'euros à la fin de l'année 2018, et affiche une croissance de 15,7% (source, Agence Bio).
L'offensive des marques nationales et des MDD
Inévitablement, de telles performances aiguisent les appétits des plus gourmands, qui entendent bien coloniser une manne économique sur laquelle ils étaient peu (voir pas) présents. « Les grandes marques sont désormais plus engagées sur la qualité des ingrédients et le commerce équitable. Certaines comme Carte Noire ou Côte d'Or, ainsi que la plupart des distributeurs avec leur MDD ont accéléré le développement de gammes de produits labellisés ‘AB’ et ‘commerce équitable’. Plus généralement, les engagements RSE sont placés au cœur des marques et des entreprises », affirme Stéphanie Rigaud, responsable marketing d'Alter Eco. Face à cette réalité, Alter Eco, qui doit déjà composer avec la présence de son concurrent direct, Ethiquable, n'a guère d'autre choix que de faire valoir sa différence notamment en mettant en exergue les engagements qu'elle a très tôt choisi d'embrasser. Une manière aussi de pérenniser son avance désormais placée sous la menace de nouveaux venus qui ont les moyens de leurs ambitions. Pour cela, la marque dispose de plusieurs atouts, à commencer par un portefeuille de produits bien fourni.
Quatre nouvelles références dès le mois de mars
Alter Eco dispose en effet de 56 références certifiées « AB » et « équitables », qui seront enrichies de 4 nouvelles références dès le mois de mars prochain. Soit au total 60 références. Elle s'apprête ainsi à lancer un mélange de quinoa rouge et de millet ; du sucre complet muscovado en morceaux ; un mélange de riz basmati, sarrasin et sésame, et enfin, un sirop d'agave. Si l'entreprise tire 60% de son chiffre d'affaires grâce à sa gamme de chocolats, elle commercialise par ailleurs, des thés, du riz, du quinoa ou encore de la pâte à tartiner, dans 7 000 points de vente de la grande distribution française. Non contente de disposer du label « AB », les produits Alter Eco sont pour un tiers d'entre eux labellisés ‘Max Havelaar’. Deux tiers bénéficient du logo ‘Fair For Life’, le label commerce équitable de l'organisme de contrôle Ecocert. « A terme, 90% de nos produits passeront sous ce label, précise Stéphanie Rigaud. Le label ‘Fair For Life’ nous a permis d'avoir une meilleure maîtrise de la redistribution de la redevance que nous versions auprès de Max Havelaar », ajoute-t-elle.
Accompagner le développement économique des producteurs
Chaque année, l'entreprise reverse environ 400 000 euros, directement aux coopératives de producteurs avec lesquelles Alter Eco travaille. L'objectif ? Accompagner leur développement économique et social. Ces partenaires sont la clé de voûte de la stratégie de la marque. « Notre vision du commerce est de rééquilibrer les rapports de force et de renforcer les revenus des producteurs. Depuis le début, nous travaillons avec des familles de producteurs propriétaires de leurs terres », indique Damien François responsable Filières chez Alter Eco. Au fil des années, la société a su tisser un réseau solide de filières d'approvisionnement au quatre coin de la planète, en Amérique du sud, sur le continent africain, en Inde, en Thaïlande ou encore aux Philippines. Soit au total, environ 3 000 familles de producteurs organisés en 20 coopératives partenaires.
Protéger les producteurs des fluctuations du marché
Pour promouvoir une agriculture familiale, la marque du groupe Bjorg, Bonneterre et Compagnie mise uniquement sur des petits producteurs qui possèdent entre 1 et 5 hectares de terres. L'entreprise s'engage auprès d'eux sur le préfinancement des contrats d'achat mais aussi sur un prix minimum garanti des matières premières. Une manière de les protéger face aux fluctuations de prix relatives aux cours des produits. Cela leur fournit l'assurance de couvrir les coûts de production, quoi qu'il advienne du prix international de leurs marchandises. Aussi, les producteurs bénéficient d'une prime de développement afin d'effectuer des améliorations sociales ou financer des projets de développement.
Favoriser des modes de production résilients
Dans le cadre de sa démarche d'engagement en faveur de l'écologie, Alter Eco veut aller encore plus loin à travers deux leviers. Le premier consiste à renforcer la résilience des exploitations grâce à des modes de production durables. « La Côte d'Ivoire est le premier producteur de cacao au monde avec 2 millions de tonnes produites chaque année (environ 40% du marché mondial, ndlr), or, un tiers est issu de forêts classés, note le responsable Filières chez Alter Eco. Nous voulons lutter contre la déforestation liée à l'expansion de la culture du cacao, en misant notamment sur l'agroforesterie ». A cause de l'agriculture et en particulier de la culture du cacao, la Côte d’Ivoire a en effet perdu 90% de sa forêt depuis les années 60. L'agroforesterie, qui consiste à associer des arbres fruitiers et forestiers aux cultures végétales, a déjà permis à Alter Eco de cultiver 100 hectares de cacaoyers tout en préservant la forêt existante. Un résultat assez modeste certes, mais qui a vocation à prendre de l'ampleur avec le temps et l'adhésion de plus de producteurs. Second levier sur lequel l'entreprise est très active : la compensation carbone par le reboisement et la conservation des forêts. Politique déployée dès 2008, la société affirme avoir permis, en 10 ans, de préserver 34 000 hectares de forêts, et planté 153 000 arbres. Neutre sur ses émissions de carbone, active dans le soutien des petits producteurs, favorable aux modes de production durables, Alter Eco a bel et bien opté pour une stratégie dans l'air du temps, et qui pourrait bien continuer d'être payante, à condition de le faire savoir au plus grand nombre.
🔐 [TECHNO] Carrefour met la blockchain au service d'un vin bio de Bordeaux
Après le poulet, les œufs ou encore le camembert, le distributeur poursuit le déploiement de la blockchain en l'appliquant pour la première fois à un vin de Bordeaux sous sa marque Carrefour Bio. Fruit de la collaboration de l'enseigne avec la maison Johanès Boubée, spécialiste du négoce de vins, les caves de Rauzan et Terre de Vignerons, cette initiative permet d'une part une traçabilité précise du produit, et d'autre part, de la mettre à disposition des clients. Cette blockchain garantit ainsi le respect des exigences relatives au label biologique, de la vigne, à la bouteille. Tous les acteurs intervenant dans la chaîne sont certifiés bio et des contrôles sont réalisés à chaque étape de la fabrication.
Des informations sur tout le parcours du produit
Du côté du client, il peut facilement accéder aux informations, grâce à un QR Code apposé sur l'étiquette de la bouteille. Il lui suffit de scanner celui-ci avec son smartphone grâce à une application prévue à cet effet, préalablement installée sur son mobile. Dès lors, il peut prendre connaissance des informations sur le parcours du produit, de la vigne jusqu’à sa mise en rayon : lieu de récolte, vignerons, chiffres clés, mode de production, certifications, etc. « Cette première blockchain en vin bio a pour objectif de rassurer le consommateur sur l'origine et la qualité de son vin. Elle apporte de la transparence sur les étapes et les acteurs qui ensemble produisent un vin bon, bio et accessible », explique Isabelle Charnot, directrice qualité & développement durable de la Maison Johanès Boubée.
Une technologie au service de la confiance
Carrefour travaille au développement de l'utilisation de la technologie blockchain depuis maintenant 2 ans. Perçue par l'enseigne comme un moyen efficace d'être transparent sur la traçabilité des produits, la technologie a d'abord été déployée au poulet d’Auvergne Filière Qualité Carrefour, vendu à 1 million d’unités chaque année, puis de la déployer plus largement à d'autres catégories de produits. Aujourd'hui, Carrefour utilise déjà la blockchain sur une trentaine de produits.
« La prise de conscience des consommateurs est grandissante. Dans ce contexte, la technologie répond à cette quête du ‘consommer mieux’. Avec la Blockchain, nous sommes dans une vraie philosophie de partage des informations et de responsabilisation de chaque acteur ». Emmanuel Delerm, directeur organisation Blockchain, Carrefour.
Alors qu'une étude dévoilée par l'Agence Bio la semaine dernière a montré que 66% des Français doutaient encore que les produits bio soient « vraiment bio » (notamment s'agissant de ceux commercialisés en grande distribution), la blockchain pourrait bien être un levier de réassurance efficace pour palier à un déficit de confiance à l'égard du bio, qui semble toujours prégnant dans l'esprit d'une partie des consommateurs.
🚜 [AGRICULTURE] Les Français invités à se prononcer sur la future PAC
Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio et Ilaria Casillo, vice-présidente de la CNDP
Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio et Ilaria Casillo, vice-présidente de la CNDP
A l'occasion du Salon de l'Agriculture qui se tient à Paris entre le 22 février au 1er mars, a été lancée le premier débat public en France sur l'agriculture, portant sur la future Politique agricole commune. Sur une décision du ministère de l'Agriculture datant du 2 octobre 2019, la Commission nationale du débat public (CNDP) pilote l'organisation du vaste débat national et a nommé à ce titre, une commission particulière présidée par Ilaria Casillo (par ailleurs vice-président de la CNDP). Baptisé ImPACtons, le débat a débuté le 23 février dernier et prendra fin le 31 mai prochain.
Son objectif est de permettre aux Français de s'exprimer sur leurs attentes relatives aux grandes priorités qu'ils aimeraient voir prises en compte par la future politique agricole de l'Union européenne. « Ce débat est ouvert aux citoyennes et aux citoyens, aux experts, aux agriculteurs… à tous ceux qui s'intéressent à ce qu'ils mangent et à la manière dont c'est produit », confie Ilaria Casillo, président de la Commission.
C'est une occasion qui se présente rarement. En effet, la Politique agricole commune (PAC) 2021-2027 est revisitée tous les 7 ans. Dans le cadre des négociations qui ont cours en ce moment, la Commission européenne a demandé à chaque État Membre d’élaborer un Plan Stratégique National (PSN) afin de définir ses priorités et ses choix de déclinaison nationale. D'où l'initiative d'organiser un débat public en France.
De ce fait, les Français sont invités à donner leur avis sur 5 grandes questions :
  • Quels modèles pour la société française ?
  • Quelle transition agro-écologique pour l'agriculture ?
  • Qu'est-ce que je mange ?
  • Comment cohabiter dans les campagnes ?
  • Qui décide de la politique agricole ?

Une occasion de s'exprimer sur la place du bio en France
Au sein de ce champ d'analyse, la question du bio pourra évidemment être abordée par les participants. En France, il connaît un essor très important depuis quelques années. Aussi bien en terme de consommation que de production. Estimé à 9,7 milliards d'euros fin 2018 le marché français du bio était alors en hausse de 15,7%, et plus de 9 Français sur 10 déclarent avoir déjà consommé des produits bio. Par ailleurs, conséquence logique à la progression de la demande, 2 millions d’hectares étaient cultivés en bio soit 7,5 % de la SAU française. « Les sujets relatifs au bio sont présents dans le débat agricole et il est probable qu'ils le soient de plus en plus. D'un autre côté, nous nous attendons à des interventions de la part des citoyens sur les sujets de l'alimentation et de la production », confie Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio.
« Nous voulons montrer que le bio n'est pas une question dogmatique, nous souhaitons simplement que les gens aient connaissance de toutes les possibilités qui existent dans le cadre de leur alimentation ». Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio.
Quatre outils déployés pour recueillir le maximum d'avis
Pour participer au débat national, un dispositif reposant sur 4 outils a été mis en place. Le premier est une plateforme Web, impactons.debatpublic.fr, sur laquelle les Français peuvent en quelques clics donner leur avis, faire des propositions ou commenter les propositions des autres. Le deuxième axe repose sur le tirage au sort de 140 citoyennes et citoyens français, constitués en assemblée délibérative durant le weekend du 27 au 29 mars 2020 afin de les entendre sur les objectifs de la PAC et sur leur hiérarchisation. Par ailleurs, le troisième outil est l'organisation d'une trentaine de débats publics dans toutes les régions françaises. Une page Web recense les dates et les lieux où se tiendront les événements. Enfin, dernier outil, un kit « J'organise mon débat » a été élaboré pour permettre à quiconque en a l'envie d'organiser un débat avec ses amis, sa famille, des collègues de travail.
A la fin du mois de juillet, la Commission remettra au ministre de l’Agriculture un compte rendu intégrant toutes les contributions. Le gouvernement aura l’obligation de communiquer sur sa décision de suivre ou non l’avis des citoyens et la manière dont il procédera, et ce, à la fin du mois d'octobre.
🥇 [CONCOURS] Moisson de médailles pour le bio lors du concours général du salon de l’Agriculture
Très attendu chaque année, le concours général agricole (CGA), qui fête ses 150 ans cette année, du salon de l’agriculture de Paris, a dévoilé son palmarès. Au total, 1 241 produits ont été médaillés cette année, répartis dans 33 catégories, par un jury composé de professionnels de la filière, producteurs, représentants des métiers de bouches, négociants, distributeurs et consommateurs. Les produits sont primés selon leurs caractéristiques sensorielles et leur qualité gustative. 
Cette année encore, les produits et vins biologiques ont sur tirer leur épingle du jeu. En effet, parmi les produits qui ont été décorés d’une médaille, 110 sont certifiés issus de l’agriculture biologique. Dans le détail, 34 ont reçu une médaille d’or, 44 ont été décorés de l’argent, quant à la médaille de bronze, elle a été décernée à 32 produits bio. La liste complète et détaillée des produits est consultable ici. Du côté des vins, sur un total de 3 893 vins médaillés, 331 portent le logo « AB » avec une mention spéciale pour les vins de Provence qui ont récolté à eux seuls 118 médailles, suivi des vins de la Vallée du Rhône (82).
🌾 [APPROVISIONNEMENT] Carrefour crée la première filière réunionnaise de sucre de canne bio
Le distributeur a signé une convention de partenariat avec la Chambre d'agriculture de l'Île de la Réunion, afin de créer la première filière de sucre de canne bio réunionnaise. Principale filière agricole de la Réunion (60% de la surface agricole cultivée), le sucre de canne représente une production de 210 000 tonnes chaque année. Celle mise en place par Carrefour, devrait permettre de produire jusqu'à 500 tonnes de sucre bio d'ici quelques années. Autrement dit, un volume relativement modeste.
« Cette convention de partenariat cristallise la collaboration entre la chambre d’agriculture de la Réunion et Carrefour. C’est une preuve de notre volonté de devenir leader de la transition alimentaire, en impulsant la création de filières agricoles bios structurées lorsque celles-ci sont manquantes ». Benoit Soury, directeur du Marché Bio de Carrefour
Un sucre bio au service de la marque Carrefour
Grâce à ce partenariat, Carrefour continuera d’accroître son offre de produits bio. Cette nouvelle production servira à la réalisation de produits d’épicerie à base de sucre de canne comme la confiture bio vendue sous la marque Carrefour. Le reste sera vendu en tant que sucre en vrac.
🚀 [LANCEMENT] E.Leclerc présente un jus de tomates issues de terre en conversion vers l'agriculture biologique
La gamme "Récoltons l'Avenir" comprend déjà un cidre et un jus de pomme
La gamme "Récoltons l'Avenir" comprend déjà un cidre et un jus de pomme
Le distributeur a annoncé le lancement d'un nouveau produit signé « Récoltons l'Avenir », vendu sous sa Marque Repère. Il s'agit d'un jus de tomates, 100% françaises cueillies à maturité et cultivées dans le respect de l’agriculture biologique. La particularité des produits « Récoltons l'Avenir » réside dans le mode production des matières premières. En effet, ils sont issus de terres cultivées par des agriculteurs engagés dans la conversion de leurs exploitations en bio. Pour E.Leclerc, commercialiser des produits provenant de fermes inscrites dans cette dynamique est un moyen de «  promouvoir l’agriculture française, réduire l’usage des pesticides, soutenir les bonnes pratiques agricoles et à terme rendre le bio plus accessible à tous ».
Pour fabriquer son tout premier jus de tomates Récoltons l’Avenir, Marque Repère travaille avec un producteur de la coopérative de Provence spécialisée dans les tomates fraîches : Le Panier Provençal. Il y a un peu plus d'un an l'entreprise avait lancé son premier produit du genre, un jus de pommes, dont plus de 130 000 litres ont depuis été écoulés à ce jour par les points de vente de l'enseigne.
[NOUVEAUTÉS PRODUITS]
Saveurs Attitudes lance deux nouvelles recettes de confitures
La marque Saveurs Attitudes, propriété du groupe Naturgie, a annoncé le lancement de deux nouvelles recettes de confitures, la première à la cerise et la seconde aux 4 fruits rouges. Toutes deux commercialisées au format familial de 600g, elles sont composées à 60% de fruits et bénéficient d'une cuisson douce à basse température. Distribuées en magasins biologiques spécialisés, elle affichent un PVC de 5,98 euros.

Alter Eco mise sur Veepee.fr pour vendre son 1er oeuf de Pâques bio, équitable et 100% neutralisé carbone
Alter Eco s'apprête à vendre son premier œuf de Pâques bio et équitable sur la plateforme e-commerce Veepee.fr. Disponibles en faible quantité – 300 unités seront commercialisées -, les œufs présentent la particularité d'être « 100% neutralisés carbone ». En effet, entre la culture de la matière première, sa transformation, son emballage et son acheminement, le chocolat est un produit dont le bilan carbone peut être rapidement grimper en flèche. Or, depuis 10 ans, Alter Eco compense l'intégralité de ses émissions de CO2, ce qui lui permet de vendre des produits revendiqués comme neutre en carbone. L’œuf a été élaboré sur la base d’un mélange de chocolat au lait entier du Pérou et d’Équateur, majoritaire dans la recette. Commercialisés à 9,90 euros, la vente des œufs sera ouverte le 1er mars prochain.
San Marco déploie 4 nouvelles références bio de capsules compostables
La marque italienne de cafés, San Marco, enrichit sa gamme de capsules avec la lancement de 4 nouvelles références élaborées à partir d'assemblages de grains issus de l’agriculture biologique. La marque a tenu à inscrire cette gamme dans une démarche environnementale durable, en proposant des capsules, compatibles Nespresso, compostables et biodégradables. Commercialisée en boîtes de 10 capsules, cette nouvelle gamme affiche un PVC de 3 euros.
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