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L'actualité du commerce biologique

L'actualité du commerce biologique

13 février · Numéro #11 · Consulter en ligne

Tous les jeudis, la lettre d'information 100% consacrée à l’actualité du commerce de produits biologiques.


Au sommaire cette semaine :
  1. Bio c’ Bon accélère sur la livraison express pour ses clients franciliens
  2. Le marché bio en Europe à la loupe
  3. Clap de fin pour les produits bio et écolo “Brandless”
  4. Le Belge Sequoia veut atteindre la neutralité carbone dès cette année
  5. Le groupe Natimpact s'offre le chocolatier Bovetti
  6. Le géant américain Mondelez à la conquête des biscuits bio en France
  7. NaturéO promeut le commerce équitable
  8. Pierrick de Ronne (Biocoop) élu président de Natexbio
  9. Les infos qu'il ne fallait pas manquer lors du salon Wine Paris 2020

📦 [EXCLUSIVITÉ] Bio c' Bon accélère sur la livraison express pour ses clients franciliens
Alors que le partenariat entre Bio c’ Bon et Amazon pour livrer ses clients en une heure a pris fin l'été dernier, l'enseigne spécialisée dans les produits bio revient sur le devant de la scène avec son propre service de livraison express. Le distributeur rejoint ainsi Naturalia – qui s'est adossé à Amazon de la même manière que Bio c’ Bon l'avait fait avant lui -, et plus récemment Greenweez, parmi les spécialistes qui livrent en express ses clients franciliens.
Frank Chastanet, directeur commercial de Bio c’ Bon détaille à Plan B(io) la stratégie mise en place autour de cette nouvelle initiative.
En quoi consiste le nouveau service de livraison que Bio c’ Bon a mis en place ?
F.C : C'est un service qui nous permet de livrer nos clients parisiens et de la petite couronne une heure après avoir passé commande, et cela, dès 10h du matin. Pour en bénéficier, il suffit de passer une commande d'un montant minimum de 30 euros et de faire partie des zones éligibles au service. La livraison est facturée 4,90 euros et devient gratuite dès lors que le montant du panier atteint 150 euros.
Pourquoi avoir déployé un tel service ?
F.C : Nous avons travaillé en partenariat avec Amazon pendant trois ans afin de proposer la livraison express au domicile de nos clients. Parallèlement, nous avons évidemment développé l'e-commerce mais aussi le click&collect à Paris, et le drive dans certaines villes de province. La fin de notre partenariat avec Amazon au mois d’août 2019, a accéléré notre décision de déployer notre propre service de livraison express à Paris, et dans une dizaine de villes de la petite couronne. Ce que nous avons fait avec un pilote lancé dès le mois de septembre 2019.
Sur quelle organisation logistique s'appuie la livraison en une heure ?
F.C : Nous n'avons pas d'entrepôt dédié, le service s'appuie sur le ship-from-store (mode de livraison effectué à partir du réseau de points de vente physique du distributeur et non pas de sa plateforme d'entreposage, ndlr). Nous ne mobilisons pas l'ensemble des 70 magasins Bio c’ Bon installés en Île-de-France, mais uniquement 12 magasins. Nous les avons identifié et sélectionné pour leur emplacement géographique stratégique, l'espace en magasins disponible pour préparer les commandes, mais aussi pour leur capacité à absorber les hausses de trafic relatives aux commandes passées via le Web.
Quel prestataire se charge de livrer vos clients ?
F.C : Après avoir étudié différents prestataires, nous avons choisi la société Stuart, qui est capable de livrer très rapidement. Aussi, une grande partie des commandes est livrée à vélo, lorsque le poids des courses le permet.
Combien et quels type de produits composent l'offre proposée. Comment a-t-elle été élaborée ?
F.C : Il y a 2 000 produits éligibles à la livraison en une heure. Toutes les catégories de produits sont représentées, depuis les fruits et légumes, en passant par les produits frais, de l'épicerie, les produits ‘bien-être’, jusqu'au vrac. Pour construire cette sélection, nous nous sommes appuyés sur l'historique dont nous bénéficions grâce au partenariat avec Amazon. Nous faisons évoluer cette offre en fonction des tendances et évidemment, de ce qui marche le mieux et, a contrario, le moins bien. Par ailleurs, les prix des produits sont lissés. Autrement dit, peu importe le magasin à partir duquel les clients sont livrés, les prix sont identiques.
Quel modèle de répartition du chiffre d'affaires avez-vous choisi d'appliquer ?
F.C : Le chiffre d'affaires est naturellement reversé aux 12 magasins sur lesquels s'appuient sur le service. En effet, ce sont eux qui puisent dans leurs stocks, et ce sont leurs collaborateurs qui s'occupent de préparer les commandes.
Plus généralement, quelle place le digital tient-il dans la stratégie de l'enseigne ?
F.C : Développer la place du digital relève d'une volonté globale chez Bio c’ Bon. Nous proposons déjà le click & collect dans les magasins de centres-villes, et des drives pour les points de vente installés en province. Aussi, nous avons déployé le « scan&go » dans 12 magasins parisiens. Ce service ne représente pas une grosse partie du chiffre d'affaires, néanmoins il correspond à l'identité de l'enseigne qui consiste à « être le bon copain du client ». C'est aussi un bon moyen pour permettre à nos collaborateurs de libérer du temps afin de se concentrer sur le conseil, l'échange et la communication avec nos clients.
Que représente aujourd'hui l'e-commerce dans le chiffre d'affaires de Bio c’ Bon, et quel CA l'entreprise a-t-elle réalisé en 2019 ?
F.C : Le chiffre d'affaires de l'année 2019 n'est pas encore finalisé. Quant à l'e-commerce, son poids est encore minime dans l'activité globale de l'enseigne. Pour autant, nous sommes tout de même présents en e-commerce d'une part car c'est le sens de l'histoire, et d'autre part cela correspond à une vraie demande de nos clients. Par ailleurs, la part de l'e-commerce grandira dans l'activité de la société, lorsque nous déploierons la livraison en une heure dans les grandes villes de province ou nous sommes déjà installés. Ce qui devrait intervenir dans le courant de l'année.
📈 [CHIFFRES CLÉS] Le marché des Produits bio en Europe à la loupe
Le marché biologique en Europe maintient un bon rythme de croissance. En 2018, les ventes de produits biologiques sur le vieux continent ont progressé de 8% pour atteindre 40,7 milliards d'euros, selon les chiffres de l'institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL) et le cabinet allemand d'information sur le marché agricole (AMI), dévoilés dans le cadre du salon Biofach qui se tient en ce moment à Nuremberg.
Pour l'Union européenne, le chiffre d'affaires issu de la vente des produits bio atteint 37,4 milliards d'euros, ce qui en fait le deuxième plus gros marché au monde après les Etats-Unis (40,6 milliards d'euros).
Le pays européen ayant le plus grand marché bio intérieur, avec 10,9 milliards d'euros, est l’Allemagne. Pour rappel, selon l'Agence Bio, le marché français avait atteint 9,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2018, en croissance de 15,7%. Au cours de la décennie 2009-2018, le volume des ventes du commerce de détail a plus que doublé en Europe et dans l’Union européenne.
Avec plus de 11 %, le Danemark détient la part de marché bio la plus élevée au monde
Les ventes de produits bio au sein des pays européens représentent une part importante du marché total, et le Danemark, avec 11,5 %, possède la part de marché bio la plus élevée au monde. Certains produits et groupes de produits détiennent même des parts encore plus élevées. Les œufs bio, par exemple, représentent dans plusieurs pays déjà environ 30 % de la valeur totale de tous les œufs vendus.
En moyenne, 50 euros dépensés par les acheteurs de produits bio en un an
En 2018, en Europe, les consommateurs ont dépensé en moyenne 50 euros par personne pour l’achat d’aliments biologiques (76 euros dans l'Union européenne). Les dépenses par habitant pour la consommation d’aliments bio ont doublé entre 2009 et 2018. En 2018, ce sont les Danois et les Suisses qui ont le plus dépensé pour des aliments biologiques (312 euros par habitant).
L’Italie compte le plus grand nombre de transformateurs
Près de 76 000 transformateurs bio ont été recensés en Europe et quelque 71 000 dans l’Union européenne. L'Europe compte près de 5 800 importateurs et environ 5 000 dans l’Union européenne. L’Italie compte pour sa part le plus grand nombre de transformateurs (plus de 20 000), tandis que l’Allemagne présente le plus grand nombre d’importateurs (plus de 1 700).
Un million d’hectares supplémentaires cultivés en bio en Europe
La surface bio a augmenté de 1,25 million d’hectares en Europe et d’un million d’hectares dans l’Union européenne, ce qui correspond à une croissance respective de 8,7 % et de 7,6 %. En 2018, plus de 290 000 hectares de surface bio se sont ajoutés en France et plus de 160 000 hectares en Espagne. Pour cultiver ces terres, il faut bien évidemment des producteurs, et l'Europe compte ainsi près de 420 000 producteurs bio (330 000 dans l'Union européenne), soit une hausse de 5,4% en Europe (+7,2% dans l'Union européenne).
La France juste derrière l'Espagne, en nombre d'hectares cultivés en bio
En Europe en 2018, 15,6 millions d’hectares étaient cultivés en bio (13,8 millions d’hectares au sein de l'Union européenne). L'Espagne est le pays détenant la plus grande surface bio en Europe, avec 2,2 millions d’hectares. La France et l'Italie sont au coude à coude derrière l'Espagne, et comptabilisent en 2018, 2 millions d'hectares cultivés en bio.
🔚 [STARTUP] Clap de fin pour les produits bio et écolo "Brandless"
Elle aurait fêté son troisième anniversaire au mois de juillet, mais celui-ci n'aura finalement pas lieu. La startup américaine Brandless a annoncé sur son site Internet qu'elle stoppait ses activités, licenciant dans la foulée 70 personnes, soit près de 90% de ses effectifs. Selon le magazine en ligne Protocol, qui a publié l'information le premier, les 10 personnes restantes sont chargés d'honorer les dernières commandes, et d'évaluer toute offre potentielle de rachat qui viendrait à se présenter.
Brandless est un pure player qui a vu le jour en 2017 et s'est, à l'époque, fait remarquer par une ambition forte : lancer et distribuer une sélection de produits de base du quotidien, biologiques et/ou écologiques, par Internet, directement aux consommateurs, le tout comme son nom le suggère, sans marques. Brandless disposait également d'une autre corde à son arc marketing, les produits commercialisés étaient vendus au prix unique de 3 dollars. Depuis les produits de nettoyage, en passant par la santé, les produits de beauté, de l'épicerie non - ou peu - périssable (sauce tomate, moutarde, huile d'olive, chips…) jusqu'aux fournitures de bureau, l'offre proposée se composait d'environ 300 produits. Sur les emballages des produits, sans marque donc, figuraient les singularités saillantes des articles à travers des mentions tels que « sans OGM », « biologique », « Equitable », « Sans gluten », « Sans sucre ajouté » ou encore « Casher ».
Un an après sa création et à la surprise générale des observateurs, Brandless avait annoncé une colossale levée de fonds de 240 millions de dollars (221 millions d'euros) réalisée auprès du japonais SoftBank, pour accélérer son développement. Mais en mars 2019, la PDG et co-fondatrice de Brandless démissionnait de son poste pour entrer au conseil d'administration de l'entreprise. Evan Price, alors directeur financier de Brandless, devient PDG par intérim et au mois de mai John Rittenhouse, ex- COO chez Walmart.com, reprend le poste. Sa stratégie, selon le magazine Protocol, était de commercialiser plus de produits Brandless dans des points de vente physiques, mais en décembre dernier, il finit par démissionner. Finalement, sur les 240 millions de dollars levés initialement, l'entreprise n'aurait touché « que » la moitié. Confrontée à un paysage concurrentiel extrêmement rude pour les jeunes pousses sur l'univers des PGC, la startup n'aura pas réussi à tirer son épingle du jeu.
[RSE] La chaîne belge de magasins bio Sequoia veut atteindre la neutralité carbone
Devanture du magasin Sequoia d'Enghien, Belgique
Devanture du magasin Sequoia d'Enghien, Belgique
Un peu plus d'un an après avoir cédé plus de la moitié de son capital à l'enseigne française BBG (Bio.Bon Gourmand), le distributeur belge spécialisé dans les produits bio, Sequoia, revendique cette année devenir une entreprise « climatiquement neutre ».
« Pour assumer pleinement notre ADN de pionnier du bio depuis plus de 30 ans, il nous a semblé logique d'assumer pleinement notre responsabilité en faveur de la protection du climat. Et au vu de l'urgence climatique dans laquelle nous sommes, il était important pour nous d'agir sans tarder ». Nicolas Dhaene, Administrateur-délégué chez Sequoia.
La société, qui compte 10 points de vente, affirme que ses magasins ainsi que son siège social – basé à Uccle -, « ne laisseront plus aucune empreinte CO2, sans mesures de correction afin d’atteindre la neutralité carbone, c’est-à-dire un équilibre entre les émissions de CO2 générées et les émissions de CO2 localement et globalement réduites », explique-t-elle sur son site Internet.
Le travail entrepris sur les émissions de CO2 portent sur les bâtiments (fonctionnement des magasins ; éclairage, réfrigération, chauffage, climatisation, etc), sur l'acheminement des marchandises vers les points de vente (livraisons fournisseurs), les consommables (emballages), ainsi que sur les déplacements du personnel vers leur lieu de travail. Le label « CO2-neutral » de l’organisation CO2logic garantit que l’entreprise réduit et compense l’intégralité de ses émissions de CO2.
Pour compenser ses émissions de CO2, Sequoia a sélectionné deux projets, en Belgique et en Afrique, environnementaux et sociaux soutenant le développement durable. Le premier porte sur l’ASBL Société Royale Forestière de Belgique, qui a démarré un projet d’arboretums sylvicoles afin d’aider la forêt à s’adapter aux réalités climatiques de demain. Quant au second, il s'agit du projet « Zambia Agroforestery » porté par la Community Markets for Conservation (COMACO) qui a vocation à accompagner les braconniers illégaux dans leur transition vers la légalité, en les formant à des emplois durables et à l’agriculture biologique locale (beurre de cacahuètes et miel), ainsi qu’à la gestion écologique des terres et forêts.
💰 [ACQUISITION] Le groupe Natimpact s'offre le chocolatier Bovetti
Le Groupe Natimpact a annoncé avoir conclu, le 30 janvier 2020, un accord de principe afin d'acquérir la chocolatier Bovetti. Le montant du rachat n'a pas été communiqué mais il marque déjà la deuxième acquisition pour le groupe Natimpact qui s'était offert le spécialistes de confitures biologiques, Naturgie, en 2019. Bovetti a été fondée en 1994 par Valter Bovetti, et a réalisé l'année dernière un chiffre d'affaires de 4,9 millions d'euros.
La chocolaterie est réputée pour ses créations haut de gamme et bio. Tablettes, pâtes à tartiner et autres produits phares sont principalement commercialisés dans les magasins bio spécialisés et les épiceries fines. L'entreprise est installée depuis 2002 à Terrasson-Lavilledieu, en Dordogne et regroupe sur un seul site son atelier, sa boutique et son musée du chocolat. Son fondatreur, Valter Bovetti restera à la tête de la société et continuera à superviser la création et le développement des produits, ainsi que la politique d’approvisionnement en fèves bio et équitables.
Entre 50 et 100 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2025
Jeune groupe, Natimpact a vu le jour il y tout juste un an, en février 2019, et a été crée par Didier Suberbielle – qui a passé douze années au sein de l'entreprise Nutrition & santé -, Frédéric Grunblatt et Marlène Castan, partenaires au sein de MCFG Invest, associés au fonds d’investissement Triodos Organic Growth Fund.
L'ambition du groupe est de créer une fédération de PME autonomes de l’agroalimentaire bio et d’accompagner leur croissance, notamment en renforçant leur outil commercial. Autre ambition de Natimpact, contribuer au développement d’une filière exigeante « qui applique non seulement la lettre de la bio, mais aussi son esprit fondateur », affirme Didier Suberbielle, co-fondateur du groupe.
« Face à une bio au rabais, nous militons pour un système inclusif, bienveillant avec les individus et les agriculteurs, à l’impact environnemental limité sur toute la chaîne de production. Il s’agit de veiller à ce que la bio ne perde pas son âme dans une crise de croissance. »
A l'horizon 2025, Natimpact vise un chiffre d'affaires compris entre 50 et 100 millions d'euros, et mise notamment sur l'acquisition d'autres entreprises, mais toujours dans sa vision d'un groupe non intégré qui fédère des sociétés autonomes de l'agroalimentaire bio et durable.
Une augmentation de capital et un nouveau directeur général
À l’occasion de l’acquisition de la chocolaterie Bovetti, Natimpact va procéder à une augmentation de capital, qui sera souscrite par ses investisseurs historiques et par deux fonds d’investissement
régionaux du Groupe Crédit Agricole : Grand Sud-Ouest Capital, et Charente Périgord Expansion. Enfin, pour soutenir sa croissance et son développement, le groupe a recruté un nouveau directeur général et nouvel actionnaire, Frédéric Terrisson. Âgé de 50 ans, il est un manager reconnu de l’univers de la bio, ayant en effet dirigé pendant près de dix ans l’entité « Réseau Bio » du groupe Nutrition & Santé.
🍪 [LANCEMENT] Le géant américain Mondelez à la conquête des biscuits bio en France
Le groupe Mondelez est propriétaire des marques  LU, Milka, BelVita, ou encore Côte d'Or
Le groupe Mondelez est propriétaire des marques LU, Milka, BelVita, ou encore Côte d'Or
Le géant américain des biscuits, Mondelez, propriétaires des marques LU, Prince, Oreo, ou encore Belvita et Milka, va lancer au mois de mars prochain, 4 nouvelles recettes de biscuits bio sous sa marque LU. Destinée au rayon biscuit de la grande distribution, cette nouvelle gamme comprend un paquet de mini-Prince de Lu certifié bio, un sablé, un nappé chocolat noir et un marbré. Le marché français aura valeur de test pour ces nouveaux produits, dont les recettes ont été élaborées à Saclay (91) avec un blé français. Si les résultats sont positifs, les biscuits bio de LU seront vendus, dans un second temps, plus largement en Europe. L'an passé Mondelez a généré un chiffre d'affaires de 25,8 milliards de dollars (23,5 milliards d'euros, -0,3% vs 2018), dont 1,8 milliard de ventes en France.
🤝 [ENGAGEMENT] NaturéO promeut le commerce équitable
L'enseigne spécialisée dans les produits biologiques a conçu une opération en magasins visant à mettre à l'honneur le commerce équitable bio. Développée en collaboration avec le label BIOPARTENAIRE, elle a pour objectif de présenter aux consommateurs l'étendue des produits porteurs de ce label destiné aux produits qui sont à la fois biologiques et équitables. Par ce dispositif, l'enseigne veut sensibiliser ses clients à une bio plus humaine, plus engagée, en les encourageant à opter pour une consommation équitable. Depuis le 10 février et jusqu'au 8 mars, naturéO proposera des offres promotionnelles, ainsi qu’une présentation en magasin de l’histoire du label et des exigences auxquelles les produits BIOPARTENAIRE répondent. « Si depuis toujours naturéO s’engage pour une bio plus juste et plus équitable, cette action avec BIOPARTENAIRE est une nouvelle fois l’occasion d’afficher de belles valeurs communes : le respect de la planète, des femmes et des hommes qui la cultivent et la préservent », indique l'entreprise dans un communiqué . 
L'opération ne se limitera pas à naturéO, et pendant tout le mois de février, dans les magasins bio spécialisés adhérents au Synadis Bio, les clients découvriront les engagements de BIOPARTENAIRE. Selon le label, Au cours des 5 dernières années, le chiffre d'affaires généré par les produits labellisés - plus de 700 à ce jour - de cette manière a connu une croissance de 38%
🥇 [NOMINATION] Pierrick de Ronne (Biocoop) élu président de Natexbio
A l'occasion du renouvellement du Conseil d'administration de Natexbio, la Fédération a annoncé la nomination de Pierrick de Ronne au poste de président. La Fédération des transformateurs et distributeurs bio accueille également un nouvel administrateur, Henri Godron (par ailleurs président du Synadis Bio depuis avril 2019) et un nouveau trésorier, Arnaud de Saint-Trivier.
« En tant que nouveau Président de Natexbio, Pierrick De Ronne souhaite s’engager pour une bio de qualité, cohérente, solidaire et locale. Il va mettre sa passion de la bio et son sens du collectif au service de NATEXBIO, qui a notamment pour mission de représenter et de promouvoir la bio en France ».
A 39 ans, Pierrick de Ronne est par ailleurs le président de l'enseigne Biocoop depuis le mois de mars 2019. Diplômé d'Economie et d'un master en sciences politiques, il a débuté sa carrière chez Biocoop comme responsable de magasin,en 2009, après avoir géré comme volontaire un hôpital au Cameroun pendant deux ans. Ses premiers pas au sein du réseau Biocoop passés, Pierrick De Ronne a été élu par ses pairs pour différents mandats dans des commissions régionales dès 2011, et au Conseil d’Administration national en 2016.
Les 8 membres du Conseil d’administration de Natexbio :
  • Pierrick De Ronne (Biocoop), Président
  • Arnaud de Saint-Trivier, Trésorier
  • Didier Perréol (Ekibio), Administrateur
  • Henri Godron, Administrateur
  • Françoise Beunardeau, Administratrice
  • Philippe Laratte, Administrateur
  • Jean Verdier, Administrateur
  • Allon Zeitoun (Naturalia), Administrateur
🍷 [SALON] Le bio à l'honneur sur le salon Wine Paris 2020
Du 10 au 12 février s'est tenu le salon Wine Paris, à la porte de Versailles de Paris. Rassemblant les interprofessions fondatrices de Vinisud et VinoVision Paris, c'est un événement majeur destiné aux professionnels du vin à Paris. Cette édition 2020 a notamment mis en lumière les méthodes de productions bio et biodynamiques à travers un un dispositif, baptisé « Wonderful », balisant les vignerons, domaines, coopératives et négociants engagés dans une ou plusieurs démarches biologiques et éco-responsables.
Zoom sur 4 actualités qu'il ne fallait pas manquer
Le Château d'Astros prépare son premier millésime bio pour 2021
Le domaine du Château d'Astros, engagé dans des méthodes d'exploitation agricole eco-responsables avec en premier lieu la certification HVE, a annoncé la commercialisation en 2021 de son futur millésime bio 2020. Ancré dans le Var, son produit phare est le rosé, qui représente 85% de sa production. Propriété de Bernard Maurel, le domaine familial de 600 hectares situé à Vidauban, est piloté par l'un de ses trois enfants, Bruno Maurel, en parallèle de sa vocation de religieux. Pour l'entreprise, plus qu’une évolution des méthodes d’exploitation agricole, c’est un retour aux sources, un échange entre le terroir provençal et l’Homme. « Le sol, la vigne, le climat, ajoutés à la tradition et l’expérience, le travail de toute une équipe de femmes et d’hommes passionnés, ne peuvent donner que de bons résultats », déclare Bruno Maurel. Ce virage vert résulte d'un travail particulier dans les vignes, privilégiant la pérennité des espèces végétales et animales ainsi que la vie des sols et favorisant la biodiversité.
Estandon renforce son engagement en faveur du bio
Le groupe Estandon, qui représente 10% de la production totale des vins de Provence avec 20 millions de bouteilles par an dont 90% de rosé, continue de développer sa gamme en bio. Ainsi des conversions de vignobles en Bio sont engagés et d’ici 2021, l'entreprise prévoit que 25% de la production sera certifiée Biologique. A l'occasion de l'événement Wine Paris, Estandon a présenté le rosé « Terre Nouvelle », IGP Var Bio 2019, issu des vignobles situés dans le centre var au cœur de la Provence verte, et vinifiés sur le site de la cave coopérative de Brignoles. Parallèlement, la société a procédé au relooking de la cuvée bio lancée en 2018, Estandon « Retours aux sources ».
Avec la « bio-protection », Château la Croix des Pins veut créer la prochaine révolution verte
Domaine cultivé en agriculture biologique, Château la Croix des Pins a présenté sa nouvelle cuvée zéro sulfite « La Tête à l'Envers ». La particularité de ce vin issu du Ventoux, tient dans son innovation lui permettant d'être transporté, y compris à l'export, sans risque d'oxydation prématurée comme c'est parfois le cas dans cette catégorie de vins. En effet, comme son nom l'indique, la bouteille a la tête à l'envers, posée dans un coffret qui la maintient droite. Créée par Jean-Pierre Valade, Maître de chai qui s'est inspiré de son expertise champenoise, cette méthode est une première mondiale dans l'univers de la « bio-protection ». « j’utilise mes levures, isolées lors de la fermentation alcoolique, en les réintroduisant lors de la mise en bouteille. Elles forment alors - lorsque la bouteille est tête en bas - un dépôt protecteur sur le bouchon », indique Jean-Pierre Valade. Les levures naturelles font donc office de véritable bouclier anti-oxydant, protégeant ainsi les arômes primaires du vin lors du transport et du stockage.
Domaine Guizard passe l'ensemble de ses vins en bio
Figurant parmi les 20 plus anciennes exploitations viticoles de France, le domaine Guizard produit depuis plus de 5 ans des vins blancs biologiques du Languedoc. Avec la récolte 2019 présentée dans le cadre de Wine Paris, c’est l’ensemble des vins du Domaine qui vient de passer en agriculture bio. Ses vins rouges et rosé sont en première année de conversion et pourront porter le label « AB » à partir de la récolte 2022. Installé sur 38 hectares à 5km de Montpellier, le domaine est la propriété de la famille Guizard depuis 1580.
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